Arthur H

Ascension par des alpinistes de l'impossible vers la lumière poétique d'Arthur H

Arthur H

Souvenez vous, je vous laissé, lors de mon dernier billet Insomnie, alors que j’allais tenter l’impossible : dormir deux heures. Je n’ai pu gravir cet Everest. 6h30, le réveil sonna. On se demande bien pourquoi, puisque j’étais éveillé. J’espère qu’un jour, quelqu’un inventera un réveil pour insomniaque. Il ne sonne que lorsque l’on dort…
Journée de travail classique, avec ses plaisirs et ses peines. J’appréhendais un peu la soirée. En effet, lorsque je dors difficilement une nuit, la suivante m’accueille très tôt dans la soirée et ce soir nous allons écouter Arthur H au Rocher de Palmer. Les Higelins ne sont pas réputés pour faire des concerts courts.

Le Rocher de Palmer

Le téléphérique pour alpiniste de l’impossible (un gros tube que les bordelais appellent Tram) nous permit de gagner le sommet rapidement. Nous nous dirigeâmes vers le camp de base : la brasserie Ze Rock. Le refuge était plein comme un œuf. Rien pour faire chauffer la gamelle On est bien des alpinistes du dimanche, nous n’avons même pas pensé réserver ! Déçu, car le camp de base est un moment important lors d’une ascension. Il permet de s’acclimater à l’altitude, de prendre connaissance avec l’environnement, de constituer équipes et de se réchauffer. N’écoutant que notre courage et notre bravoure, nous intégrâmes une cordée vers le camp N°1, un peu plus haut. Le chef de cordée contrôla nos sacs et équipements. Cette vérification éloigne les cordées armées extrémistes qui sévissent dans certaines contrées.
Nous voilà au camp N°1. Nos efforts furent récompensés. Le camp était désert mais il y avait quoi se restaurer frugalement (on n’est pas au camp de base…) Une boisson d’un rouge sombre, produite sur les flancs des collines avoisinantes , réchauffa nos cœur. Arthur H n’est plus très loin.
Alors que nous nous reposions, une cordée solitaire constituée d’un couple de nos amis arriva. Fantastique, en pleine ascension, au camp n°1, on se retrouve !
Grignotage, et boisson (oui on de déshydrate beaucoup en altitude). Le camp N° 1 devient impraticable. Les arrivées de cordées s’enchaînent. Il y a urgence à se diriger vers le camp N°2. Nous y sommes, le chef de la dernière cordée, Arthur H, son batteur et son guitariste, nous emportent pour les derniers mètres, les plus beaux, vers les sommets du Rocher de Palmer en compagnie de Nosferatu, la boxeuse amoureuse, suivi par un chien fou.

Superbe moment !

De retour au bercail, 22h sans dormir, une ascension magnifique pour atteindre un paysage d’une poésie lumineuse. À refaire.

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