Fondation Maeght, une architecture de lumière

Fondation Maeght

Fondation Maeght

On ne peut pas passer près de Saint Paul de Vence sans se rendre à la fondation Maeght. D’ailleurs, j’ai déjà raconté ma découverte de Arroyo dans ce lieu. Ce lieu magnifique accroché sur les hauteurs capte l’exceptionnelle lumière de la région. Imaginée par Aimé et Marguerite Maeght en collaboration avec Josep Lluis Serp  à l’architecture méditerranéenne lumineuse, la fondation Maeght nous présente ses collections aussi bien à l’intérieur que dans le cadre magnifique de ses jardins. La conception et sa réalisation a été possible grâce à l’engagement de leurs amis artistes (Miro, Chagall, Giacometti, Braque, Calder,…  On peut dire qu’ils savaient choisir leurs amis ! Il faut surtout saluer le caractère visionnaire de ces collectionneurs qui fait de cette fondation un lieu dédié à la création de notre époque.




Une lumière étonnante

A chaque fois que j’arpente les bâtiments, je suis ébloui par la qualité de la lumière dans laquelle sont baignées les œuvres. Une architecture intelligente avec un éclairage naturel indirect apporte toute la douceur nécessaire. De larges quart de tube sur la longueur du toit captent la lumière, la surface arrondie permet de réfléchir les rayons en les diffusant à l’intérieur du bâtiment. Le résultat est un éclairage spatial sans point chaud qui pourrait endommager le œuvres ou gêner la visite. Vous me direz : « mais alors, on est dans un tube sans ouverture vers l’extérieur ! » Et bien non, chaque pièce dispose d’une possibilité de voir l’extérieur. A chaque instant, d’un coup d’œil, on bénéficie soit d’une vue sur le paysage extérieur, soit sur les bassins, et d’immenses baies vitrées complètent certaines pièces mais sans jamais éblouir.

Du grand art

Habituellement, les lieux d’exposition des région ensoleillées, fournissent des salles ou une architecture occultées. Si la fraîcheur est appréciable en été, il manque souvent ces ouvertures sur l’extérieur pour en faire des lieux de vie. L’architecte Josep Lluis Serp a réussi le tour de force, d’apprivoiser la lumière, de la capter, de la diriger sans la brusquer, de nous offrir à chaque instant une possibilité au regard de s’échapper vers un extérieur baigné dans la lumière.

 

 

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