Pourquoi, à Londres, cette mouette se moque de moi ?

Mouette rieuse à Londres

Londres

Départ ce matin de Bordeaux sous un soleil magnifique, le voyage à destination de Londres ne pouvait pas mieux commencer. Taxi, embarquement, décollage, ciel bleu puis tout se gâte. Couverture nuageuse, tuburlances, ceinture de sécurité blouclée, nous arrivons sur Gatwick, l’un des aéroports de Londres.
À partir de ce moment, j’ai bien senti que la langue de Molière n’était plus franchement à l’honneur. Déjà, dans l’avion, les hôtesses l’ont magnifiquement ignorée. D’un certain côté, cela évite toute contradiction de notre part. L’emprunt du Gatwick express fut une simple formalité, nous avions acheté les billets sur le net. J’ai juste demandé au guichetier, médusé par mon accent, l’emplacement des quais. En revanche, l’achat des billets pour le metro s’annonçait autrement plus complqué. Les automates, qui bénéficient de la traduction, ne permettent pas d’acheter l’Oyster Card, le sesame des visites londoniennes.
Particulièrement bien soutenu par ma famille,l’un était sur son portable et l’autre regardait ailleurs, j’ai entrepris une conversation avec un agent de quai pour savoir où je pouvais acheter cette fameuse carte. J’ai bien vite trouvé le guichet réservé aux visiteurs de Londres et fait mon achat. Je dois avouer que les agents de Victoria station ont un talent éprouvé pour donner des renseignements très précis à des demandes monosyllabiques conjugués à quelques mots à la prononciation incertaine. Metro, minuscule, ligne Victoria, nous voilà à l’hôtel. Nous décidâmes de faire une belle balade à pied.

La mouette rieuse.

Nous voilà parti avec le projet de rejoindre la Tamise et de revenir vers Trafalgar Square. Une petite pluie fine, constante, pénétrante nous a accompagné tout le long de notre périple. À mon habitude lorsqu’il pleut je cache mon appareil photo au creux de ma main. Je conseille la traversée de la Tamise. Les grues, la grande roue, la City au loin, et l’activité en font un lieu que je n’imaginais pas, assez loin des promenades le long de la Seine. C’est en revenant par les berges que j’ai eu la seule et l’unique remarque sur mon accent.
Nous marchions tranquillement lorsque je vis une mouette sur la balustrade le long du fleuve. Immobile, les passants pouvaient s’approcher à moins d’un mètre sans que le volatile ne s’enfuit. Je m’approche et tente d’entrer en contact avec cet éminent représentant du flegme britannique. L’animal me dévisage, ouvre un large bec avec un œil rieur. C’est bien le seul représentant de cette ville de Londres à se moquer de ma capacité à m’exprimer dans la langue de Shakespeare.

Je hais les mouettes rieuses.

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