Novembre

Novembre, seul. Une attitude toute stoïcienne

Novembre, seul

L’été est parti en vacances, fini le soleil, les forts contrastes et le jeu des ombres. Bonjour les reflets sur le sol mouillé, la pluie sur l’appareil, le ballet des parapluies.
C’est novembre, je suis à Pey Berland au milieu de la place, à chercher ce que l’on peut faire avec l’éclairage du sol. Un homme s’avance, bonnet, long manteau, les mains dans les poches, la tête dans ses pensées. Il avance lentement. Ses pas vont à la vitesse lui permettant de finir ses réflexions. Le sujet semble lourd, lourd comme le fardeau du jour, de la pluie, du mauvais temps. Il est seul. Étrange impression que la solitude intérieure se conjugue avec l’isolement au milieu de la place. Des lumières balisent son itinéraire vers un ailleurs, un futur meilleur, une autre pensée, un autre bonheur ou une autre peine. Voilà bien le thème que j’affectionne. On le retrouve fréquemment ici ou . Sans vouloir chercher ce genre de situation, elles apparaissent régulièrement sur mes  photos. Il doit y avoir quelque chose de moi.

Quelque chose de moi

Deux, trois déclenchements sans trop savoir pourquoi. Peut être parce que ce personnage semble raconter une histoire. Peut être un peu la mienne. Une histoire d’introspection, une histoire de solitude, une histoire de réflexion, une histoire d’un homme dans le soir qui profite d’un rendez-vous avec lui même. Une histoire de novembre dans le cocon de nos pulls, manteaux et bonnets. Une histoire d’une vie qui contemple ses congénères sans les juger, ni les condamner. Elle s’écoule loin de la précipitation et de l’agitation. Un position toute stoïcienne, visant à l’ataraxie. S’attardant à privilégier la raison pour aborder les difficultés maîtrisables et à éloigner celles qui ne le sont pas. Une philosophie de vie bien oubliée de nos jours ou la passion est raison.

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