Un petit coin de paradis sous un petit coin de parapluie

Un coin de parapluie pour un coin de paradis

Premier post de l’année, je ne suis pas au paradis

Premier post de l’année et je n’ai absolument rien en réserve qui vaille le coup. Pourtant, le temps fut magnifique le 31 décembre à Toulouse. Nous avons profité d’une jolie balade le long des quais de la Garonne. J’ai bien ramené quelques photos, mais tout est bien trop classique, sans âme. J’avais aussi moissonné de 150 clichés lors d’une précédente balade, mais je n’ai rien gardé; poubelle. Et me voilà en ce 2 janvier avec zéro photo à sortir ! Je ne suis pas au paradis des photographes. Il pleut continuellement. Le seul sujet sous la main est mon chat. Malheureusement, lové dans sa niche. Seule une moustache est visible.
L’unique moyen d’obtenir le saint Graal est de sortir. Il pleut constamment d’une petite pluie fine, régulière, pénétrante. Ce type de pluie que je haïssais lorsque je vivais à Paris. Evidemment, pas de parapluie, bien trop contraignant avec un appareil photo. Pas de chapeau (je n’en ai pas). Appareil et batteries dans la poche. Faites moi penser à vous faire un article sur mon matériel, il risque d’être très court. Je suis un adepte des structures légères ! Dehors, la pluie récompense ma témérité en accentuant la grosseur des gouttes de pluie. Un régal lorsque l’eau s’infiltre par le cou.




Circuit habituel

Vu les conditions météorologiques, c’est le circuit habituel qui nous conduira peut être au paradis des photographes. Direction Place Pey Berland : déserte ! Pas un chat. On remonte la rue des trois Conils vers la rue Sainte Catherine. Les boutiques sont fermées, on se croirait un dimanche. Rue Saint Catherine, c’est un peu plus animé. Beaucoup de parapluie (sauf moi). Rue du Parlement Sainte Catherine tout aussi déserte ! J’ai les cheveux trempés, je ne vois plus rien à travers mes lunettes. J’arrive place de la Bourse. Je vais certainement faire la seule photo existante des quais sans âmes qui vivent !

Place de la Bourse, un de mes spots favoris

Il y a des endroits que j’aime photographier sur Bordeaux. Soit pour le lieu qui offre un joli cadre, soit pour sa géométrie ou son architecture, ou alors tout simplement parce que je traîne souvent dans le coin. J’arrive, place de la Bourse, systématiquement par la rue Philippart. Quelques parapluies animent la place. Je sens quelque chose. Les personnages du premier plan s’éloignent et ne reste qu’un parapluie abritant un couple qui ne semble pas vouloir quitter les lieux. Je prends plusieurs clichés. Je sais que j’ai mon cliché. Le couple ne se sépare pas, discute. Il est évident qu’ils ont trouvé leur petit coin de paradis sous un petit coin de parapluie. Je m’éloigne pour ne pas effrayer le paradis. Je vais essayer d’avoir les bâtiments en fond.  Je me retourne, ils ont disparu.

Mais bêtement, même en orage, 
Les routes vont vers des pays. 
Bientôt le sien fit un barrage 
A l’horizon de ma folie ! 
Il a fallu qu’elle me quitte, 
Après m’avoir dit grand merci. 
Et je l’ai vue toute petite, 
Partir gaiement vers mon oubli 

Le parapluie Brassens

Cette photo participe au Weekly photo challenge : Favorite place

4 commentaires

  1. Superbe! Le pourquoi un photographe sort par temps de pluie aussi, la raison, la voilà, dans toute sa splendeur et sa simplicité. merci du rappel aussi, qu’il faut se mouiller parfois pour obtenir ce que l’on veut.
    Bien joué!

    1. Je dois avouer que mes années à Paris ont établi une relation tempétueuse avec la pluie. Sur Bordeaux nous avons souvent un grain de passage et ensuite le ciel est nettoyé, bleu, agréable avec de plus une magnifique lumière. J’aime assez cette pluie là qui épargne ma calvitie.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.