Le supplice de la chambre sourde

Silence et solitude

Silence

Pour ce nouveau challenge du Weekly Photo Challenge avec comme thème « Silence », j’ai repris une photo d’une série déjà diffusée. Vous vous souvenez « Ma solitude« . Le silence est assez rare de nos jours. Il y a toujours, une radio, une voiture ou tout simplement le bruit ambiant de l’activité humaine ou de la nature. Sauf si on utilise des bouchons d’oreille ou si on vit dans une chambre sourde, le silence est très rare.



Le supplice de la chambre sourde

Et si on faisait l’expérience de la chambre sourde ? J’ai découvert un article, peut être un peu racoleur, évoquant l’expérience d’un tel endroit. Cette pièce, construite pour l’étude du comportement dans l’environnement spatial, absorbe 99,9% des sons. L’expérience du silence profond est particulièrement perturbante. Vous entendez votre sang circuler dans vos veines, le bruit de votre valve cardiaque. Perte d’équilibre et hallucination vous empêchent de profiter du lieu au delà de 45 minutes. Un vrai supplice ! Cela semble confirmé par un expérience de 10 minutes relatée par un article de 01.net. Impression de paysage enneigé, le souffle à travers les narines et les battements du cœur emplissent le paysage sonore. Mais c’est le bruit élevé de digestion qui a le plus perturbé l’auteur !  Sensation d’immersion dans du liquide amniotique, il mettra près de 10 minutes pour retrouver ses esprits.

Le supplice de la solitude

La solitude est souvent associée au silence. Silence des autres mais aussi silence intérieur qui détruit aussi surement que la chambre sourde. Ses pensées deviennent de plus en plus fortes, envahissantes, assourdissantes. Impossible d’en échapper, ou que l’on se réfugie, elles reviennent. On peut arriver à s’en distraire par un flot sonore continu, radio, télé, musique, mais à la moindre faille, elle revient. J’ai l’impression que cette expérience doit être similaire à celle du silence. Les hallucinations relatées lors des séjours sont aussi de mise lors de mise en solitude. Plus généralement, nous ne sommes pas adaptés à la privation sensorielle comme le relate le magazine Sciences Humaines.

Alors un conseil, parlez, criez et surtout plongez dans la foule … et inspirez vous de ma philosophie photographique.

 

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