Stade de France

Arrivée au stade de France, une composition rappelle Ronis Cartier Bresson et Boubat

Et ouai les mecs, je suis allé au Stade de France. Je mets des majuscules parce que c’est tout de même LE Stade de France ! C’est dans le coin que j’ai commis cette photo. Vous me connaissez, le sport n’est pas une valeur cardinale pour moi. J’habite Bordeaux et lorsque je monte à Paris, je me balade plus souvent dans le quartier du Louvre qu’à St Denis. Ce qui est une erreur, les environs du stade recèlent une myriade de photos à faire. Qu’allais-je donc faire dans le coin, en semaine, et de bon matin ? Et pourquoi s’être arrêté pour faire cette photo au Stade de France.

Il n’y a pas que du foot au Stade de France

Régulièrement les entreprises ont besoin de réunir leurs collaborateurs, soit pour présenter de nouveaux produits, soit pour faire un point sur les avancées du groupe… Ces réunions permettent surtout aux personnes de se rencontrer, créer des liens et des opportunités.
Il faut un lieu accessible capable d’offrir un capacité d’accueil de 100 ou 200 personnes ou plus. Facile d’accès. Des espaces plus petits, pour des ateliers thématiques doivent être adaptés.
Voilà pourquoi mon entreprise choisit souvent ce genre de lieu. Donc, après le Stade Matmut de Bordeaux, me voilà au Stade de France.
Juste un truc incroyable… On est au Stade de France, mais on ne voit jamais la pelouse. Sauf au moment de la pause et du repas, ce moment attendu par tous dans ce genre de réception pour discuter avec ses connaissances.

Le déjeuné sur l’herbe

À chaque fois que je suis dans ces stades au moment du repas, je me dis qu’il est bien dommage de grignoter dans une salle du sous sol alors que nous avons à disposition une pelouse idéale pour un barbecue ! Le patron aux merguez, le DRH s’occupant de l’approvisionnement en bière. Tout ça en plein milieu et sur la pelouse du Stade de France, voilà qui aurait de la gueule ! Largement mieux que les petits fours auxquelles on ne peut accéder car tout le staff reste planté devant.
Alors que je partageais avec une directrice de la communication mes réflexions ( oui, je sais, je suis inconscient… ou trop), elle m’apprit que les pelouses de ces stades étaient suivies avec la plus grande attention. Comme elles manquent de lumière (la pelouse, pas ma directrice de la com… quoique… Les gradins font de l’ombre), on dispense des séances de luminothérapie aux pelouses ! Oui, oui, vous avez bien lu, dans un pays où l’on ne sait pas comment financer la sécu, on trouve plusieurs centaines de milliers d’euros pour que l’herbe foulée uniquement par des milliardaires en short soit la plus belle.

On vit une époque moderne !
Ayant bien appris la leçon, moi qui imaginais un déjeuné sur l’herbe à la Manet, je suis retourné dans les entrailles du monstre à la recherche d’un petit four.

Autour du Stade de France

Revenons à la photo. Je suis arrivé un petit peu trop tôt ce jour là. J’avais envie de prendre mon temps. Slowdown, à l’affût, mon appareil à la main. En arrivant du RER, l’univers est, comme pour toutes les gares, métallique, bétonné. Descendant lentement, et laissant filer les gens devant moi, je longeais une rambarde, lorsqu’une vue me rappela plusieurs photos. Une trouée dans la végétation, des personnes dans l’espace. Un cadrage vertical (je n’en fais presque jamais…) je prends la photo, c’est celle de l’article.

Du Stade de France à l’inspiration

Je vous propose de retrouver les photos qui ont surgit à ce moment.

Un couple dans le parc se saint Cloud est en miroir d'une statue
Edouard Boubat Parc de Saint Cloud

Celle d’Édouard Boubat qui raconte très joliment cette photo.

Celle de Willy Ronis photographiant sa femme et son enfant lors d’une bataille de boule de neige.

Willy Ronis photographie son épouse et son enfant lors d'une bataille de neige.
Willy Ronis photographie son épouse et son enfant lors d’une bataille de neige.

Et pour finir, le géomètre Cartier Bresson au Palais Royal.

Cartier Bresson Jardins du Palais Royal Paris 1959
Cartier Bresson Jardins du Palais Royal Paris 1959

En réécoutant la vidéo de Boubat, on peut affirmer que même chez les plus grands, derrière chaque photo, il y a une histoire… et chaque photo est une aventure…

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