La symétrie, une composition classique

Grande roue vue de profil avec un format carré pour une composition en symétrie

Dans la série des articles sur la composition, je n’ai pas insisté sur une composition classique que j’utilise régulièrement : la symétrie. Le principe est simple et doit vous rappeler des cours de mathématique. Loin de moi l’idée d’attaquer les équations et autres géométries descriptives, l’idée est de se souvenir qu’il y a plusieurs types de symétrie : par rapport à un point, une droite ou un plan. Symétrie par rapport à un point, c’est par exemple les points d’un cercle, ils sont tous symétriques par rapport au centre. Pour la ligne, imaginez deux fenêtres identiques, vous les cadrez une à droite et l’autre à gauche, la ligne verticale du milieu est la droite de symétrie. Tout ce qui est à droite est identique à ce qui est à gauche. Pour finir le plan : même principe et bien plus rare en photo. D’ailleurs, je n’ai pas trouvé d’exemple… car le tirage est un plan et il est difficile d’inclure un volume dans un plan.

Équilibre

Michael Freeman, dans un vieux bouquin sur l’image, explique l’image comme une surface reposant sur un point en son centre, comme pour une balance. Dès que l’on ajoute un élément hors du centre, l’image perd son équilibre avec un besoin pour le cerveau de le rétablir. Une tension, un dynamisme, un mouvement apparaît. L’équilibre sera rétablit par des couleurs, formes, lignes … afin de contre balancer en volume et force. Par exemple, une forme ou une couleur imposante en volume prés du centre sera équilibrée par une forme ou une couleur plus petite vers le bord (une histoire de bras de levier, mais on a assez fait de physique aujourd’hui). Le pivot est un moyen assez simple pour étudier une image, mais la diversité des éléments d’une image complexifie son utilisation. Seul votre œil, intuitivement, peut analyser. Il ne se trompera pas et vous fera ressentir l’équilibre ou le mouvement.

Un choix de composition

Le cerveau tente toujours de rechercher l’équilibre. Une rupture et le regard est attiré immédiatement sur cet objet déviant. Donc, si l’on désire composer sa photo, il faut choisir entre stabilité et dynamique. Voilà qui est sympathique pour la diversité des approches, le photographe doit choisir ! Le choix de la symétrie est la forme la plus basique de l’équilibre. Que ce soit une symétrie par point avec un sujet circulaire par exemple ou par rapport à une ligne comme l’horizon d’un lac qui reflète les éléments de la rive, la symétrie apparaît et porte en elle la stabilité, le calme. Une attention particulière doit être porté au stricte respect de la symétrie. Le moindre élément sortant ou le moindre millimètre de décalage dans la composition et la symétrie s’effondre. L’œil est un juge exigeant ! 

La symétrie et le format carré

Le format carré est par essence particulièrement stable. Tout est identique. Pas une oreille ne dépasse ! Alors que le format rectangulaire permet des proportions variables, le carré, lui n’a aucune dissymétrie; il impose toujours les mêmes proportions. Il est difficile à maîtriser pour y amener du mouvement. Par contre, si vous utiliser ce format avec un sujet symétrique, la composition sera aussi stable que les pyramides d’Égypte ! Voilà qui peut être intéressant avec des graphismes ou des sujets qui ne se prêtent habituellement pas à ce genre de format. Mais attention, l’abus peut vite amener l’ennui…

Dans un mois va paraître Zine, le cahier photographique. Une seule solution pour ne pas le rater, s’inscrire !
Et je vous avertis de sa parution.


 

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