Tablao, mon secret

Tablao, Carmen González. Ismael de Begoña, Juan Murube

Tablao

J’ai un secret, je veux bien vous le communiquer car il n’y a pas grand monde sur ce blog. Ce secret c’est le tablao ! Quesaco ? C’est un lieu très intimiste, concentré sur le flamenco mais pas que la danse… La musique et le chant sont à l’honneur. Une association près de la maison fait vivre avec brio cette passion : Peña Flamenca Copas y Compas. D’après Wikipédia, c’est l’héritier de l’ancien café chantant pour un retour vers une certaine pureté de style (les spécialistes me contrediront certainement). C’est un énorme plaisir de s’y rendre. L’ambiance est conviviale. Assiette de charcuterie, vin, bière permettent d’attendre et de discuter agréablement. La langue espagnole est courante. Les mamies sont endimanchées et magnifiques. On s’entasse ensuite dans une petite salle. La lumière s’éteint. Le président de l’association présente les artistes. Aujourd’hui Carmen González, danseuse de Malaga et Sévillane. Pédagogue reconnue internationalement, son dernier spectacle fut à l’honneur au festival d’Arte Flamenco de Mont de Marsan. Ismaël de Begoña, guitariste impressionnant dont vous retrouvez la biographie et un extrait fantastique de son talent. Et enfin, Juan Murube, chanteur de tradition à la voix impressionnante de clarté. Petit cadeau, écoutez le.

Photo de tablao

Je suis allé plusieurs fois à ce tablao. Mais je n’ai jamais fait de photo. Celle d’aujourd’hui est une des premières. Voilà qui ne semble pas correspondre à ce que je vous indiquais sur le manque d’inspiration. J’ai surtout envie de profiter du spectacle. Souvent je me dis que… tiens il faudrait capturer ce geste, cette attitude, cette expression du visage… mais je suis en général derrière et je connais les limites d’un 28 mm. Plus jeune, je faisais de la photo de spectacle en argentique, 28 mm pour les filages, 50 et 85 pour le spectacle. Une chose est certaine, lorsque l’on fait ce type de photo, on ne suit absolument pas le spectacle. On est en permanence à chercher un angle ou gérer le micro pour qu’il ne soit pas dans l’œil de l’artiste. Passage en silence derrière la scène, coulisses, techniciens, faire attention au bruit de déclenchement de l’appareil durant les silences…  Je ne connais pas les limites de mon numérique. Je teste encore. De la dizaine de clichés de ce tablao, il ressort que je vais peut être me mettre complètement en manuel. Les lumières de la scène trompent souvent les appareils. En clair, il y a beaucoup de lumière en spectacle, ou tout au moins, plus que l’on ne croit.
Allez, la prochaine fois je tente de faire quelque chose. Et surtout, si il y a un tablao près (ou loin) de chez vous allez-y ! je vous laisse avec le final du Tablao Flamenco Los Gallos pour que vous appréciez la fraîcheur du spectacle.

 

 

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