Vivian Maier Street Photographer

Une femme de blanc vêtue retourne à sa voiture. Photo de Vivian Maier

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Le livre de Noël.

Je passe souvent chez Mollat, lorsque je me promène. Même si je n’ai pas d’achat en vue, j’aime à regarder les bouquins proposés. D’ailleurs, une bonne partie des livres de photos présentés ici ont été acheté chez Mollat en mode achat impulsif. Mes impulsions ont tout de même des limites. J’ai pris dans mes mains « Studio » en version originale reliée de Paolo Roversi à 300€, mais je l’ai reposé délicatement. Il se négocie actuellement à 1500€ sur le marché de l’occasion. Idem pour un bouquin d’Antoine d’Agata.
J’avais repéré depuis quelques temps un bouquin d’une photographe des années 50 que je ne connaissais pas : Vivian Maier Street Photographer. J’ai feuilleté le bouquin est une photo est restée accrochée à l’œil (celle présentée sur le site). Elle détone du reste de son travail, mais réveille mon imagination, Marilyn Monroe, le cinéma américains,  les années 50, …

Mais qui est Vivan Maier ?

Le site consacré à cette photographe, nous apprend qu’elle est née en 1926 à New York d’une mère française et et d’un père autrichien.  Des recherches ont permis de la retrouver 4 ans plus tard dans des registres vivant avec sa mère et Jeanne Bertrand, photographe de portrait assez réputée. Retour en France. Mais ce n’est qu’en 1951 qu’elle revient aux Etats unis sans sa mère. Elle occupe un emploi de nourrice et continue de faire des photographies avec un simple Kodak Browie.
1952, le tournant, elle achète un Rolleiflex. A partir de ce moment, la photographie ne l’a quittera plus jamais. Son travail photographique est plus soigné. Le format carré lui convient tout à fait. Elle a le don de se planter et de réaliser des portraits de rue saisissants.
1953, elle suit toujours des familles comme nounou et déménage à Chicago. Elle profite du luxe de la salle de bain privée pour développer les rouleaux qui s’entassent et continueront à s’entasser  jusque vers les années 1970. Le changement d’employeur et l’absence de lieu propice au développement ne permettent pas d’endiguer le flux de production d’une photographe qui ne sort jamais sans son appareil photo. Elle collectionne les voyages au Canada, l’Amérique du Sud, l’Europe, Le Moyen Orient, l’Asie, la Floride et les îles des Caraïbes.
Les années 70, la couleur et le 35mm modifient sa manière de photographier. Moins de portraits, plus abstraits, ses photos s’attardent sur des objets abandonnés, perdus ou des graffitis.
A partir des années 80, le manque d’argent, l’itinérance, ses affaires mises en stock, retardaient encore plus le traitement des négatifs. De plus, une partie de ses négatifs ont été mis aux enchères en 2007 pour loyer non payé.
2008, une plaque de verglas provoque la chute de Vivian avec comme conséquence un choc à la tête. Elle terminera ses jours en soins infirmiers et décédera en avril 2009 laissant derrière elle plus de 100 000 négatifs qu’elle n’a jamais montré à des proches, ni exposé.

Vivian Maier Street Photographer

Ce livre reprend des tirages 6×6 issus de sa période Rolleiflex. Images de rue, portraits complices, portraits à la sauvette, scènes de rue joliment construites dans le New York et le Chicago des années 50 se succèdent. Vers le milieu de l’ouvrage apparaissent les oubliés des cités : sans abris, infirmes, …  Les constructions géométriques, des compositions très modernes explorent les ville américaines. L’ouvrage continue avec la partie la plus sombre de Vivian : personnages allongés, malades, arrêtés, animaux morts, objets brûlés…
Les autoportraits de la fin de l’ouvrage nous incitent très fortement à essayer d’en savoir un peu plus sur le mystère de Vivian Maier.  Mais ça ce sera l’objet d’un autre billet…

 

8 commentaires

    1. Pour le moins il y a un mystère autour de cette personne. Artiste méconnue, dont on retrouve ses œuvres, une quête se met en place à la découverte des éléments de sa vie. Un DVD, des livres, cela ressemble beaucoup à l’histoire de Sugar Man dans le domaine de la musique. Peut être un nouveau genre narratif ?
      Je vais de ce pas faire un tour sur ton site 😉.

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