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LE FUJIFILM X100 V : UNE SUPERBE ÉVOLUTION DU FUJIFILM X100F

Plus de 10 000 déclenchements avec un FUJIFILM X100 V

 

Dans cet article, je vais vous livrer mes impressions ainsi que les évolutions du Fujifilm X100V par rapport au X100F.

Allez !
Place au sommaire :

Table des matières

Fuji X100V l'évolution du X100F pour la street photography

 J’ai pété mon Fujifilm X100 F

Je commence par vous expliquer comment et pourquoi je suis passé au Fuji X100 V.
Alors, voilà…
Du jour au lendemain, mon Fujifilm X100F a décidé d’une cessation non concertée du travail.

L’enfoiré !

Me prendre en otage comme ça !
Imaginez mon désarroi, vous vous retrouvez subitement avec un boîtier à la mesure de la lumière fantaisiste !
Pas fastoche pour la photo, non ?

Pour rester précis, il sous-exposait de 2 à 3 diaphragmes suivant l’ouverture choisie.
Mais en Autofocus continu, la sous-exposition apparaissait beaucoup moins forte voire même inexistante !

Allez comprendre ?

Voilà le contexte.
Mettez-vous à ma place.
Finis des balades et l’excuse pour rentrer tranquillement à pied du boulot.
La ville avec ses cérémonies, procession, cérémonie du 11 novembre, fête foraine et autres manifestations avec le lot de personnages et de situations illuminent vos journées.

Terminé

Ce n’est plus pour vous.
Vous ne possédez aucune photo à importer, éditer et développer.
Tous vos projets gisent en jachère.
Vous étiez si bien parti et maintenant vous attendez.
Les voyages poireauteront.
Les billets achetés demeurent non remboursables.

Sympa.

Tout prend la poussière et la déprime pointe son nez.
Rester à la maison…
Netflix…
Le canapé…
L’ennui…
Explosion garantie de votre IMC !

Direction, la seule boutique de Bordeaux qui l’expédie, on ne sait où, pour un devis de réparation. J’étais séparé de mon boîtier, alors qu’il vit toujours à moins de 10 cm de moi.

Vous en savez quelque chose si vous pratiquez la photo de rue.
Verdict du réparateur : 800 € sans assurance de résultat !

Une nouvelle star illumine les rayons du magasin : le Fujifilm X100 V. Mon appareil est ancien (à peine deux ans d’utilisation). J’ai des doutes sur les investigations du dépanneur, la consommation demeure un impératif aujourd’hui.

Une chose apparaît certaine, le temps béni des équipements argentiques réparables est bien terminé.

Mais quel boîtier choisir ?

Juste une question à 1500 €…

Une question a se poser
Peut-être même un peu plus ou un peu moins. Qu’auriez-vous pris à ma place ?

Nous sommes fin 2021.
Le Leica Q2 demeure bien trop cher pour mes bourses. Le Leica Q semble à un prix abordable sur le marché de l’occasion (aux alentours de 2900 € tout de même).

Mais aussi le Ricoh GR III, beaucoup moins onéreux.
Le Fujifilm XE4 avec un objectif 40 mm pancake.

Plus qu’intéressant.

Changer complètement de marque pour aller vers Sony, Nikon ou Canon ?

Ou alors, vous replongez avec un Fujifilm X100 V doté d’un écran orientable et d’un nouvel objectif.
À l’époque, je n’avais retenu que ces deux informations.
Après plusieurs mois avec mon seul X70 (boîtier de secours actuel), je n’avais aucune envie de partir à l’aventure.
Recommencer à séduire, apprivoiser, conquérir, dompter un système différent ne m’enchantait guère.

La technique et les subtilités des modes d’emploi de 400 pages : je n’ai plus l’âge !
J’ai autre chose à faire.

Donc, j’ai vidé mes bourses chez l’unique marchand du coin pour un Fujifilm X110 V.

Allez ! j’ai plongé, j’ai acheté un Fujifilm X100 V

Carte de crédit pour acheter un Fuji X100V
1400 € ça rigole !
Sauf pour mon compte en banque et madame.

Il me restait à choisir la livrée de la bête.
Noir ou argent ?
Vite décidé !

Fin 2021, une pénurie des boîtiers sévit par manque de composants électroniques.
J’avais le choix : un appareil chromé ou… attendre ?

Je préfère le noir.
Mais, je n’ai pas macéré longtemps !

Banco !

J’ai acheté le Fujifilm X100V chromé que j’ai protégé par un étui en cuir.
Oui, une coque rigide.
Je pense que le problème sur mon X100F a surgi lorsque je l’ai rangé, encore allumé, dans mon sac. Lors de la mise hors tension automatique, l’objectif effectuait un petit pas en avant pour revenir en arrière. Coincé entre des bouquins, le mécanisme a peut-être forcé.
Est-ce à l’origine des ennuis que j’ai eus ?

Pourquoi le choix d’un boîtier photo est-il important ?

Quel appareil et objectif choisir ?

Je ne vais pas vous infliger un long discours.

Juste 4 points avec lesquels vous devriez être en accord :

  • En action, dans la rue, vous devez vous concentrer sur le moment et oublier votre appareil.
    Il prolonge votre œil.
    On ne prend pas n’importe quoi comme mirette.
  • La facilité d’utilisation est impérative. En photo de rue, le temps est limité.
    Donc, même s’il est assez sympathique d’être à la tête de menus dignes d’un tableau de bord d’AIRBUS; vous n’avez besoin que d’un bouton.
    Les AF sont devenus très réactifs et l’hyperfocale demeure toujours aussi efficace.
    Une fois réglé manuellement ou en priorité ouverture; oubliez tout et concentrez-vous sur la ville.
  • Le plus important, en street photography : la discrétion.
    Arpenter la rue ne signifie pas « opération commando ».
    Hors de ce corps, Street Rambo !
    Un photographe armé d'un très gros appareil photo débarque comme Rambo.
    Street Rambo
  • Votre nouveau compagnon restera à moins d’un mètre tous les jours durant des années.
    Vous faites attention à vos amitiés; ayez encore plus de vigilance pour le choix de votre boîtier.
    Sinon, il va finir dans un placard.

Pour ma part, j’ai abandonné tout ce qui nécessite une logistique (objectif, pied, flash…) à porter sur son dos.

Vous aussi ?

Alors si vous me suivez toujours, on attaque les caractéristiques du bestiau !

Les caractéristiques du Fujifilm X100 V versus X100 F

Tester et comparer Fuji X100V vs FUJIFILM X100F

Voici les caractéristiques complètes du Fujifilm X100 V :

(en italique celles du Fuji X100F)

Capteur : X-Trans CMOS IV APS-C de 26,1 Mpx (X-Trans CMOS III de 24 Mpx)

Processeur : X-Processor 4

Focale : 23 mm (35 mm en équivalent Plein Format)

Ouverture max : f/2

Ouverture min : f/16

Diaphragme : circulaire, 9 lamelles

Filtre ND : oui, 4IL

Construction optique : 8 éléments répartis en 6 groupes dont 2 lentilles asphériques (1 lentille asphérique)

Distance minimale de mise au point : 10 cm

Grossissement max : 0,25 x

Stabilisation d’image : non

Autofocus : 425 points (détection de phase et de contraste)

Ouverture AF : 100 %

Sensibilité du capteur : 160 – 12 800 ISO (extensible de 80 à 51 200 ISO) (200 -12800 ISO extensibles de 80-51200 ISO)

Rafale : jusqu’à 11 i/s (jusqu’à 8i/s)

Vitesse d’obturation : de 900 s à 1/32 000 s (obturateur électronique)/de 900 s à 1/4000 sec (obturateur mécanique)

Vidéo : 4K jusqu’à 30 fps, Full HD jusqu’à 120 fps avec une limite de 10 min par

Viseur électronique : écran OLED à 3,69 millions (LCD couleur de 0,48 pouce et 2,36 millions de points) de points couvrant 100 % du champ

Écran : LCD tactile inclinable avec 1,62 million de points (non inclinable, ni tactile LCD couleur de 3 pouces/7,6 cm et 1,04 million de points)

Stockage : emplacement unique UHS-I

Connectivité : WiFi, Bluetooth 4.2, USB-C 3.2, micro HDMI, prise micro 3,5 mm, griffe porte-accessoire

Batterie : NP-W126

Autonomie photo : 420 photos

Autonomie vidéo : 50 minutes en vidéo

Rechargement via port USB-C : oui

Dimensions : 74,8 x 128 x 53,3 mm (74,8 mm x 126,5 mm x 52,4 mm)

Poids : 478 grammes (avec batterie et carte mémoire) (419 g avec batterie et carte mémoire)

C’est amusant.
Cette collection de chiffres censés vous convaincre que vous effectuez le bon achat me laisse complètement froid.
Un peu comme un Inuit qui écoute les boniments d’un vendeur de congélateurs.

Les points forts du Fujifilm X100 V

Le meilleur du Fujifilm X100V
Ni informaticien, encore moins électronicien; je ne peux que répéter ce que l’on entend.

Le capteur du X-Trans

Le capteur X-Trans CMOS IV couplé avec un processeur 4 cœurs est salué unanimement.
À moins que personne ne comprenne ce qui se cache derrière ces techniques.

Je vais tenter de vous éclairer.

Le capteur X Trans de Fuji, pourquoi est-il différent ?
La plupart des capteurs sont du type Bayer avec des pixels réceptifs au rouge, bleu et vert. Petite particularité, il présente deux fois plus de cellules vertes. Une histoire de sensibilité.
Elles sont arrangées alternativement. Mais cela induit des effets de moirages et autres bidules pas très esthétiques.
Conséquences, la mise en place de filtres (passe haut et bas) limite les répercussions néfastes mais aussi les capacités du capteur.

Fuji débarque tel Zorro !

Ses ingénieurs « disposent » différemment les pixels et constatent une diminution des impacts au point de pouvoir supprimer le filtre passe-bas.
Et qui dit moins de filtres; dit meilleure sensibilité. Si vous désirez aller plus loin, je me suis inspiré des dires en autres de Fujifilm X-Trans Sensor

Un nouvel objectif pour l’excellence.

Exploiter au mieux les performances du capteur X-Trans CMOS 4 et de l’objectif 23 mm F/2 du X100V nécessitent une formule optique moderne. Elle permet de gagner en résolution avec meilleure maîtrise de la distorsion. Les prises de vues de près présentent une qualité supérieure.
Il conserve une taille identique et la même compatibilité avec les anciens convertisseurs WCL/TCL.

Le nouveau calcul de l’objectif de 23 mm à f/2 fait cracher tout le bénéfice du capteur X Trans CMOS 4. 
La formule inédite comporte 8 éléments répartis en 6 groupes dont 2 lentilles asphériques au lieu 1 sur le Fujifilm X100F.
Franchement, à la vue des premières photos sur mon ordinateur, j’ai eu l’impression d’une évolution.
Impossible de dire d’où cela provenait, mais « l’expérience » est différente.

En positif.

Je trouve l’image globale plus agréable.
Je pense que mes bourses, délestées de quelques centaines d’euros, ont largement influencé mon œil.
Dans la littérature, on aborde surtout une distorsion de meilleure qualité pour les portraits rapprochés.

Ouais…

Tropicalisé !

Appareil tropicalisé
Moi qui adore me balader sous la pluie, je devrais être ravi !

Ben, non.
Sans déconner Fuji !

Il ne manque que deux babioles (AR-X100 et le filtre de protection PRF-49) pour que le boîtier soit tropicalisé.
Un truc à la con, mais un truc à 119 € !

Augmenter sa marge avec ce genre de pratique n’est pas digne d’une entreprise qui propose un produit à 1400 €.
Je n’ai pas pris cette option, je vais peut-être m’en mordre les doigts…
Pour l’instant, je continue d’appliquer les recettes de l’article « Photo sous la pluie :comment protéger son appareil« 

Le viseur

Des pixels supplémentaires apparaissent sur la version électronique.
3,69 millions au lieu de 2,36 millions.

Franchement, je n’ai pas vu la différence.

L’écran inclinable

Enfin un écran inclinable et tactile. C’est certainement l’évolution que j’attendais le plus.
J’adore pratiquer la visée ventrale et les contre-plongées.

Facilement réalisable avec un 28 mm au jugé, l’exercice exige de l’expérience et une bonne connaissance de sa focale au 35 mm. La rotation de l’écran pour cadrer rapidement sans se contorsionner apparaît super bienvenue.
En revanche, le déclenchement via l’écran avec le bout de son doigt reste toujours aussi peu réactif.

Depuis l’X70, il ne semble pas y avoir eu beaucoup d’évolutions.

La vidéo et des molettes

Pas de roman.
Je ne réalise pas de vidéo, même si elle est en 4k.

La molette de la sensibilité titillait celle de certains utilisateurs. Pas la mienne, mais Fujifilm est intervenue.
Nous allons aborder le sujet un peu plus loin.

Vous me suivez toujours ?

Go pour la prise en main de la bête !

La prise en main du Fujifilm X100 V

Ergonomie de l'appareil

Ergonomie du X100V vs X100F

Les principaux boutons du Fujifilm X100 V

Les principaux éléments, ceux que vous allez utiliser tout le temps, c’est-à-dire le déclencheur, le bouton On/Off, AEL/AFL, les molettes avant et arrières et le choix du type de viseur.

Aucun changement.
Vos élégants petits doigts retrouveront sans problème les commandes du X100F.
Pour les sélecteurs présents sur la face arrière, l’apparition de l’écran inclinable bouscule et simplifie les boutons annexes pour laisser de la place.
Le Q se retrouve, non pas sur les fesses, mais sur la tranche.
Le pad du Fuji X100F Drive/Menu devient un discret bouton.
La poubelle disparait dans les programmes. Plus besoin de la sortir !

Ben voilà, on est passé de 8 pustules à 5.
Cool

Et comme ces derniers sont moins utilisés, cela ne procure aucune gêne lors des prises de vue.

Sélecteur de vitesse et de la sensibilité du Fujifilm X100 V

Attaquons le sujet du gros bouton de vitesse et du choix de la sensibilité.

La décision sur le Fujifilm X100 F consistait en un levé tourné pour changer les ISO.
Les critiques fusèrent.
Combiner deux mouvements avec les doigts est devenu un exploit à l’ère du numérique et du « mono-digit ».
J’ai possédé plusieurs boîtiers avec ce dispositif (Nikon FM2 par exemple), et je n’ai jamais entendu que cela présente une quelconque gêne pour le photographe.

On vit une époque moderne, ou je dois être un vieux c…
Le consommateur est roi.
Maintenant, la molette reste en position levée et seule la rotation de la roue est à entrainer.
Ensuite, il faut la baisser pour verrouiller.

J’imagine les heures de développement pour un truc qui fonctionnait bien depuis des décennies.

Mais bon…

Le menu

Menu du Fujifilm X100V

Je vais être franc avec vous. Lorsque j’ai entamé le menu, j’ai éprouvé un choc.
Moi qui ai mis un temps infini à dompter celui du FUJI X100F, je me retrouve dès les premières pages avec des nouvelles fonctions !
Et le manuel présente 323 feuillets !

Putain les mecs !
La photo c’est une ouverture, une vitesse et une sensibilité !
Point !

Donc, j’ai débuté avec le basique.
J’ai viré tous les sons et loupiotes. Ce n’est pas un Airbus.
J’ai mis sur Off tout ce qui peut se placer sur Off (apparition de l’image prise par exemple, flash,…)
J’ai réglé les 3 préréglages ISO comme d’habitude et mis en place quelques petits trucs dont je vous parlerai bientôt.

Et dehors,

La beauté est dans la rue !
Mais, après plusieurs mois à ignorer ces pages, j’ai osé un œil.
Ce qui me fit peur, ce sont essentiellement les menus de personnalisation des JPEG :

  • Couleur monochromatique

Permets d’ajouter une dominante chaude ou froide aux simulations ACROS et MONOCHROME.

  • Couleur effet chrome

Augmente la gamme des tonalités des couleurs qui ont tendance à être très saturées.

  • Couleur chrome FX Bleue

Augmente la tonalité des bleus.

  • Courbe de tonalité

Permets de durcir ou d’adoucir les hautes et basses lumières.

Mine de rien, cela ouvre des champs pour les adeptes du Jepg ou pour publier sur les réseaux sociaux, sans trop se faire c… avec des développements.
Je reparlerai de la chose dans un prochain article.
J’imagine un sujet sur les petits trucs pour les X100V.
Et une grosse envie de tester la simulation de la TriX.

L’autofocus du Fujifilm X100 V

L'autofocus du Fujifilm X100V
Certains accusent l’autofocus du Fujifilm X100V d’être lent, bruyant et de posséder une détection des visages qui l’éloigne du niveau de la concurrence.
Franchement, je ne détiens, comme point de comparaison, que l’X100F et l’X70.

Le X-Processor 4 Quad-Core équipe maintenant le Fujifilm X100V.
D’après les spécialistes de l’électronique; c’est une bête ! L’autofocus fonctionne rapidement jusque -5 IL.

Pour mon utilisation, je trouve l’AF tout à fait correct.
Et même bien plus efficace que celui de mon FM2, LEICA CL (le vieux) ou de mon Blad des années 60.

L’autofocus n’est pas l’alpha et l’oméga d’un boîtier. On peut très bien s’en passer en photo de rue.

Détection des visages

La détection des visages ne peut se substituer au photographe sur ce qu’il désire capter.
J’ai testé cette détection durant un mois.
Il a identifié des buissons, des pieds ou rien… mais aussi des portraits.

Pas forcément le bon. Alors il faut jouer des molettes pour choisir.

Si vous avez le temps de cadrer et composer un sujet d’une seule personne, la reconnaissance fonctionne parfaitement.
Lorsque cela devient le bordel, c’est-à-dire dans la vraie vie, ne résistez pas à la tentation de l’hyperfocale.
Ensuite, jouez, pour les cas particuliers, avec la touche AEL.

Vous ôterez une surcharge mentale.

La limitation de mise au point

Le but consiste à limiter la plage de recherche de l’autofocus afin d’accélérer la vitesse de l’AF.
On dit au boîtier : explore la mise au point entre 1 et 5 m.

Voilà ce que j’attendais avec impatience.

J’avais lu que le Ricoh possédait cette fonctionnalité et j’imaginais les gains potentiels.
Par exemple lorsque l’AF considère une mise au point éloigné alors que mon sujet se situe à trois mètres, ou alors il se concentre sur un avant plan bien que mon intérêt se porte sur l’arrière.

J’ai vite stoppé l’expérience. Cette responsabilité ne se substitue en aucun cas au bonhomme.

C’est au photographe de choisir et non à l’appareil.
Ce qui reste tout à fait normal.

D’ailleurs, Fuji l’explique très bien :
« La fonction de limitation de la mise au point peut être utilisée pour régler l’objectif sur une plage spécifique de distances afin de permettre une mise au point automatique plus rapide. Cela est particulièrement utile lorsque la distance approximative par rapport au sujet est constante et qu’un AF performant est nécessaire. »

Les accessoires du Fujifilm X100 V

Ce n’est peut-être qu’un détail pour Mr Fuji mais cela compte beaucoup pour nous.
Et bien le père Fuji doit avoir quelques oursins dans les poches.

  • Adieu le chargeur.

Vous vous débrouillerez avec le câble reliant votre boîtier avec vos équipements perso.
Lorsque je voyage, je dispose de trois accumulateurs. En pratique, deux piles suffisent. Le chargeur reste particulièrement rapide pour assurer le stock du lendemain. Deux batteries dans la besace et une « en charge » qui attend mon retour.

Ce dernier demeure indispensable, mais pas pour Mr Fuji. Certainement une question d’économie. Le développement du nouveau sélecteur des ISO devait trouver finance.

  • Un cache de protection pour la griffe du flash

Merci Mr Fuji pour le petit bout de plastique.

  • Le kit de tropicalisation

Mr Fuji livre un boîtier tropicalisé… à moitié.

Vous devez plonger dans vos économies pour ajouter 119 €.
Comme si Mr Peugeot réfléchissait à des voitures dont les essuie-glace resteraient en option.

  • Le pare-soleil

Une option à ajouter suivant vos besoins.
Le flare est l’ennemi, bien qu’il soit, quelquefois, bien sympa.

Pourquoi ne pas laisser l’imprécision gagner vos images dans une démarche de Wasi Sabi ?

  • La géolocalisation

Grosse évolution par rapport au X100F.
Votre boîtier parle en continu avec le GPS de votre téléphone via la nouvelle application Fujifilm XApp .
Une icône apparaît dans le viseur pour vous rassurer sur l’effectivité de la connexion en Bluetooth. 

Je l’ai testé plusieurs fois lors de mes balades en Europe du Nord.
Quelques pertes de connexion, mais dans l’ensemble cela fait très bien le taf sans trop pomper sur la batterie.

Lors de mon dernier voyage, j’ai tout de même utilisé l’appli Geotag Photos Pro 2. Mais en secours.

  • Bouton déclencheur

Si un équipement figure comme hyper important sur un boîtier photo; c’est bien le déclencheur ! 
Sur le Fuji X100F, j’éprouvais des difficultés à enfoncer jusqu’à la prise de vue.
Souvent, je ratais le shoot. J’ai alors investi dans un rehausseur vissé sur le bouton.
Je le perdais régulièrement.
Pas plus d’une semaine d’utilisation.

Et bien, bonne nouvelle, je n’ai plus cette impression avec le X100V.
Pourtant, je n’ai pas noté dans la littérature, d’une modification sur la taille ou la sensibilité de ce bouton.

Fujifilm X100V : étui de protection

Il n’y en a pas.
J’utilisais un wrap de puis des années.

Une coque, en cuir dur, accueille dorénavant le boîtier.
Cela devrait le protéger plus efficacement lorsqu’il reste en pression dans mon sac.

Conclusion sur le Fujifilm X100V

Conclusion sur le X100V
Vous êtes certainement aussi attaché à votre boîtier que moi.

Normal.

On y laisse un bras lorsque l’on passe chez le boutiquier et nous promenons notre vie avec lui.
Il reste rarement à plus de deux mètres de mes doigts.
Lorsqu’une panne surgit ou qu’une maladresse rapproche brutalement le sol de votre compagnon, le cœur se serre.

Toutes choses ont une fin.

Inutile de vous avouer mon désarroi lorsque j’ai posé mon œil pour cadrer avec une mesure de la lumière un peu… bizarre.
Tout s’effondrait.
Comment allais-je faire sans boîtier ?
Ce n’est que du matériel et bien peu important, mais je ne possédais pas le moindre fifrelin pour le remplacer.

L’avantage avec les appareils argentiques manuels comme mon bon vieux Leica CL (année 70) ou mon Nikon FM2 est que l’on trouve toujours quelqu’un pour y glisser un minuscule tournevis pour le réparer.

Exemple :

Une amie détenait un Leica M3 acheté, dans les années 50 pour un voyage aux USA.
Pas loin de 60 ans de photo, le diaphragme était usé ! Les lamelles fines comme du papier cigarette rendaient l’âme.
Un petit tour chez le dépanneur. Et hop ! C’était reparti pour de multiples années.

Terminé avec le numérique.

Les tournevis ne s’y introduisent plus et le marché réclame sa dose de sacrifice pour la vente de nouveaux produits avec une flopée de menus « innovants ».

Cessons de pleurer sur l’argentique, je n’ai pas assez de temps pour le labo. Donc mon Fujifilm X100F est mort, place à son successeur !

Que retenir de ces mois avec mon récent compagnon?

Les caractéristiques ont évoluées sur l’objectif, le processeur et toutes ces choses qui m’apparaissent un peu étrangers.
En revanche sur la prise en main, j’ai eu la sensation d’un nouveau boîtier. Viseur, écran, diminution des boutons m’ont vraiment emballé. 
Sans faire de mesures précises, à l’œil, j’ai l’impression d’une nette amélioration de l’objectif. Les spécialistes n’y voient qu’une évolution des distorsions en portraits rapprochés.

À moins que laisser 1400 € sur la table n’altère mon jugement.

Il faut bien se rassurer sur l’achat réalisé.

L’écran inclinable me manquait beaucoup. Celui-ci me remplit d’aise même si le déclenchement tactile rame.

Tropicalisé !
Yes !
Mais pas complètement !
Vous devrez extraire 119 € de votre poche pour une bague et un filtre à la c..

Ce point limite n’est pas le seul.

Le chargeur de batterie a été oublié. Perso, je possédais celui du X100F.
J’imagine la communication de Fuji assurant que c’est dans une démarche de protection de la planète car les acheteurs détiennent déjà le chargeur de X100F.

Ouais…

Je ne vais pas faire la fine bouche, j’adore ce boîtier et il ne me quitte pas. Pour le prémunir (lorsqu’il reste dans mon sac), j’utilise un étui en cuir rigide.
Seul ennui, je perds du temps par rapport à mon ancienne version (la couche-culotte) LOL.
Dans ma poche de veste, je garde le demi-sabot et cela me va très bien.

Pour finir et si vous êtes arrivé jusque là, j’avoue que mes habitudes de photos ont légèrement changé et j’ai testé d’autres réglages et préréglages.

Ce sera l’objet d’un autre article sur les petits trucs en photo de rue.
En attendant, vous pouvez toujours découvrir « Comment je pilote mon boîtier Fuji X100F« 

4 commentaires sur “Le Fujifilm X100 V : une superbe évolution du Fujifilm X100F”

  1. Bonjour « Latourte »,
    celà fait un petit moment que je vous « suis » , si je peux dire. J’aime votre style, votre humour… En fait, je me suis remis à la photographie depuis 1 an, maintenant à la retraite… J’ai donc connu l’argentine, j’aimerais bien m’y remettre parfois, mais les développements c’est un budjet!!!! Donc je suis un re-débutant,tout à réaprendre…Mais c’est bien…La photo est devenue pour moi un art de vivre, une façon nouvelle de voir ce qui m’entoure, un anti-dépresseur en ces moments difficiles dans le monde et notre bonne vielle planète… Je possède un Nikon Z50 dont je suis archi-satisfait. Bien en main,
    très discret, les commandes facilement accessibles, entre autre…Mais je ne peux pas l’avoir toujours sur moi J’ai toujours un appareil dans ma poche, j’avais un canon PowerShot G11, mais il avait quelques inconvéniants pour la manière dont je pratique la photographie: je me sert toujours du viseur ( jamais l’écran), mais un là aucune information, donc pas moyen de paramétrer, donc automatique…, sinon déployer l’écran, pas pratique du tout pour moi..Et dans ce cas il fallait sortir les lunettes, quand je les avais sur moi (rarement); et pas question d’utiliser mon portable: je suis allergique!!! Je viens donc de m’offrire un Fuji X20, évidement d’occasion. J’achète toujours mon matériel chez MBP, un site allemand que je recommande très vivement; achat, ventes garanties, reprises, échanges
    le tout d’occasion évidement. Tout est bien organisé pour envoyer le matériel, devis etc..Je vais le recevoir la semaine prochaine, il est retenu mais pas encore payé ( des sous !!!). Pour les photos de rue, là ce n’est pas terrible, voir nul: je n’ose pas, la trouille, l’impression de violer l’intimité, donc je me précipite … Et Dieu sait si j’aime les gens… Bon, je suis bavard et je vous adresse toute mon amitié…virtuelle.
    Alain Grigné, Le Mans.

  2. J’ai donné tous mes appareils (leica, fudji, nikon) à mon fils et j’utilise mon iPhone….. tous ces boitiers sont trop compliqués, trop d’options.
    Bien à vous Otto Wessely

    1. Le manuel des boitiers modernes est énorme. J’avoue que j’ai été effrayé lorsque je suis passé de mon vieux Leica CL des années 70 au numérique. C’est la raison pour laquelle, je me suis dirigé vers des boitiers ou je retrouvais bague de diaphragme et vitesse. Au moins, je pouvais faire comme avant en manuel.
      Il est vrai que les smartphones ont de nombreux avantages (déjà, on l’a toujours sous la main). En revanche, dès que l’on veut choisir un peu plus précisément sa vitesse ou son diaph, il faut passer par des applications particulières. On y perd en rapidité.

      1. Merci pour votre réponse, vous avez tout à fait raison : l’avantage d’un iPhone est sa disponibilité. Mais dés que j’ai un peu d’argent, je suivrai vos conseils concernant la X100V. Je bois vos paroles……
        Bonne continuation
        Otto Wessely (aussi sur instagram, car je trouve « une photo qui n’est pas vu, n’existe pas »)

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