Comment faire un editing photo

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Editing photo par l'exemple

L’editing photo du temps de l’argentique.

 

Vous avez certainement déjà essayé de faire un editing photo.
Cela demande un process en continuelle amélioration.
La plus simple est de repartir de la base : l’argentique.


Du temps de l’argentique, la solution de l’editing photo apparaissait simple.
On revenait avec quelques pellicules.
Elles se retrouvaient invariablement sur le dessus de la cheminée à attendre le moment propice pour subir un développement.
En noir et blanc, par économie, ma boite de traitement pouvait contenir jusqu’à 5 bobines, mais c’était assez rapide.

Le procédé par lui-même n’était pas instantané.
Entre le début de la préparation des mixtures, la vérification de la température, l’arrangement du plan de travail avec chronomètre et thermomètre, le rinçage et le séchage, une après-midi demeurait nécessaire.

Le résultat en négatif renseignait déjà sur l’exposition (les ombres) et le développement (les hautes lumières)

Ensuite, direction le labo !
Pour les plus bricoleurs, une lampe de bureau avec un verre de cadre pouvait réaliser le job.

Enfin, la planche contact venait au monde !

Ouf !

Nos merveilles de 36 mm sur 24 mm ne se révélaient qu’avec une loupe en se plaçant à côté d’une fenêtre pour obtenir un peu de lumière.

L’editing photo pouvait commencer !

L’editing photo au temps du pixel

La carte mémoire

image carte mémoire

De nos jours, le travail d’editing photo apparaît beaucoup plus simple et rapide.

Directement sur le boitier, ou après un chargement sur l’ordinateur, le résultat émerge presque instantanément.

Terminé le temps d’oubli sur la cheminée,

Terminé la vue globale d’une planche en papier qui nous faisait découvrir la progression sur le terrain pour trouver un cadrage.

Vous devez décider aussitôt si vous la gardez ou si vous la jetez.

Cette immédiateté modifie le choix que vous effectuez.

Vous statuez pour rapidement la poster sur Instagram.
Mais cette vélocité affectent les critères.

Eliminez !

Devez-vous conserver toutes les épreuves ou seulement 2 ou 3 ?
Dans le doute, vous publiez toutes les clichés. Les visiteurs n’ont qu’à réaliser le tri pour vous…

image editing autre choix

Chois photo 3, il faut faire un choix

Autre problème de l’editing photo en numérique : l’émotion du moment vécu vous incite à sortir une photographie à laquelle vous êtes attaché.
Hop sur Instagram !

Si ce n’est pas satisfaisant, alors vous essayez des critères de filtration.
Le plus simple consiste à utiliser ceux d’ordres techniques :

  • La netteté : en grossissant à 100 %, l’œil manque un tout petit peu de piqué. Poubelle !
  • Le grain : non, vous ne pouvez pas conserver une photo à 3200 ISO. Au prix que j’ai mis dans mon appareil… Poubelle !
  • Mon sujet n’apparaît pas pile-poil sur le tiers du cadrage.
    Mauvaise compo.
    Poubelle !

 

Vous vous rendez bien compte que cette méthode, que l’on a tous utilisée un jour ou l’autre, ne réalise pas le taf.

Certains de vos clichés ne respectent aucune de ces règles et pourtant, elles figurent au top.
Comment faire pour les découvrir et éviter de jeter « LA » photo ?

 

Regarder ses photos par le petit bout de la lorgnette

 

Par le bon bout de la lorgnette
Vous ne possédez pas de vue d’ensemble sur vos images. Elles restent toutes dans des répertoires par date de capture sans liens entre elles.
Produire une série relève du miracle.

Comment arriver à marier des épreuves pour constituer vos images en séquence et même réussir à réaliser un projet ?

Comment concrétiser l’editing de vos photographies ?
Quel processus de travail efficace utiliser ?
Quelles règles de tri déployer ?
Comment classer ses photos pour les retrouver et commencer des séries ?

Des images par milliers à visionner !

La lassitude vous envahit.

La montagne est bien trop élevée.
Vous essayez bien, un soir ou deux, de regarder. Mais sans une méthode pour l’editing photo, comment progresser ?

Pas de résultat, vous abandonnez et continuez le shoot et direct Instagram. Sans plus.

Quel dommage!

Le propos est dans vos archives

Pendant très longtemps, j’ai survolé mes planches contacts (du temps de l’argentique).
J’ai même eu des périodes ou je n’en fabriquais plus

Après le développement, je regardais à la loupe mes négatifs et choisissais de cette manière.
La difficulté de dégager quelques heures pour le labo se retrouvait en concurrence avec mon envie de sortir pour prendre des photos.

Donc pas d’editing photo, pas de triptyque, pas de série et juste des expos collectives avec 2 ou 3 photos sans liens.

Le numérique est devenu mon quotidien pour ma pratique photographique.

J’ai un peu plus de temps pour éditer mes clichés.
L’application mobile de Lightroom est extraordinaire pour cela.

Dans le tram, dans le canapé, dans le lit… je peux regarder, chercher, trier, assembler à loisir.

Je découvre une notion importante : le propos.

J’en avais l’intuition et j’en ai eu confirmation par l’intermédiaire de plusieurs articles et livres.

Regardez voir

 


« Votre travail prend assurément racine dans quelque chose qui vous tient particulièrement à cœur et qui vous mobilise fortement. Le photographe et vidéaste libanais Fouad Elkoury le décrit ainsi : « On a un fil qui est à l’intérieur de soi et on essaie de s’en approcher le plus possible. » (« Regardez voir », France Inter, 19 avril 2014) »

Extrait de: Fabiène Gay Jacob Vial. « Artiste photographe. »

Ce fil se trouve dans vos archives.
Vous l’apercevrez par l’exploration avec l’editing photo.
Certains sujets, certaines situations reviennent régulièrement. Vous découvrez vos « obsessions ».
L’horizon d’un travail plus poussé s’offre à vous.

Le temps que vous passerez à l’editing photo autorise l’assemblage de vos clichés par thème.
Au début de manière assez simple : les vacances à San Sebastian par exemple.

Au fil du temps et des voyages, vous trouverez peut-être dans vos différents dossiers, une thématique émergente comme les transports collectifs de par le monde.

L’editing photo permet de franchir des caps.

La continuité du travail de choix conjugué avec les allers et retours entre l’editing et le terrain complétera votre fil. Un livre ou une expo s’ouvre alors à vous.

Progresser impose de passer du temps à éditer ses photos.

L’editing Photo comme l’élevage du vin.



Livre Petite philosophie pratique de la prise de vue photographique


Dans son livre Petite philosophie pratique de la prise de vue photographique, Jean-Christophe Bechet compare le photographe à un iceberg et enfonce le clou :


« Le photographe est un iceberg, dans le sens où quelle que soit la personne à qui il présente ses photos, aussi bien dans un cadre familial que dans un cadre élargi, il ne montrera qu’une infime partie de sa production globale d’images. Les 99 % de cette production resteront la partie immergée de l’iceberg, que personne ne verra. D’où l’importance de ne pas montrer trop vite des photos sélectionnées à chaud… Seul le temps donne le recul nécessaire à un bon editing. »

Chaque photographe possède sa méthode pour le réaliser.
L’approche disséquée ici est celle que j’utilise.
D’autres existent et demeurent toutes aussi valables.
L’important reste de trouver la vôtre.

Ensuite, tenez-vous-y !

Cela peut prendre du temps.

On peut même dire des années, et elle évoluera encore.

J’habite la région de Bordeaux.

L’élevage du vin y est un art.

Je ne suis pas un spécialiste mais je ne rate aucune occasion pour célébrer nos amis les vignerons.

Je vais vous présenter ma manière de trier et sélectionner mes clichés à la manière de ce noble métier.

le sécateur

« Un bon ouvrier doit posséder un bon outil »

L'editing c'est comme les vendanges
Vous utilisez des fichiers informatiques. Un logiciel de classement et de tri de ces derniers demeure une priorité.
Des dizaines sont disponibles. Ils apparaissent gratuits ou payants.
Chacun d’eux possède des qualités et des inconvénients.
De mon côté, j’exploite Lightroom Classic.
J’entends déjà les commentaires sur le prix, l’abonnement, ses défauts pour le développement.

Peut-être…

Surement…

Mais il détient un atout fantastique pour moi : l’application Lightroom sur mon iPad.
J’ai mes dossiers à disposition en mobilité pour le coût d’un paquet de cigarettes mensuel !

Dans le train, sur le canapé et même, la position que j’estime la plus confortable : dans mon lit 

Vaincre sa peur de photograhier des inconnus

C’est parti pour l’editing photo !

Le but consiste à trier ses clichés, les retrouver pour réaliser des compilations par thème pour des séries, petits bouquins, ou expositions par exemple.

Les sujets peuvent survenir bien après la prise des photos. Il importe donc de pouvoir récupérer facilement des diapositives soit par mot clé, soit dans un espace dédié pour les épreuves orphelines.

La vendange, première étape de l’editing photo

La vendange et parès l'editing

J’importe tous mes clichés et je les range dans deux dossiers différents :

  • un répertoire nommé : 2020-10 Oct 2020. C’est-à-dire sur le mois de prise de vue.
    C’est la base de toutes mes photos depuis plusieurs années.
  • Un dossier nommé « À trier »
    Ce dossier est synchronisé avec la version sur IPAD.

 

La clarification

Je me concentre sur le dossier « À trier ».
Je passe et repasse sur ce dossier en élisant les photos suivant certains critères non techniques.
Le cliché doit parler et présenter un intérêt, un mouvement, un sentiment…

Je le sélectionne !
Les indices (flou, bougé, piqué ou cadrage) ne sont pas primordiaux.
Une photographie à la netteté douteuse ne m’apparaît pas rédhibitoire.

 

Street Photography Bordeaux Fête Foraine

Je préfère le système des étoiles au « P » (élue) et « X » (rejetée) de Lightroom pour l’editing photo.

L’indicateur de rejet « X » noircit la diapositive ce qui empêche d’y revenir confortablement.
Je les aime aussi car je peux filtrer avec les outils de Lightroom : > = 1 étoile progressivement.

Vite fait en image.

Le module bibliothèque de Lightroom où je réalise l’editing photo (ici la version disponible sur l’Ipad).

 

Planche contact au début du tri

On choisit en ajoutant une étoile aux clichés qui sortent du lot.

Editing photo par l'exemple

C’est ici qu’agit la magie de Lightroom.

En haut à gauche, un filtre permet d’élire les images >=1

On obtient la sélection suivante sans être pollué par les non choisies.

Rien n’est supprimé, seul votre choix est mémorisé et présenté.

Planche contact avec les premières selections

A ce niveau, le processus se répète.

Ajoutez une étoile aux photos émergeantes.

Planche contact Lightroom avec étoiles

Appliquez le filtre sur deux étoiles et votre sélection est faite.

Editing Planche Contact

Vous pouvez aussi utiliser les couleurs de bord avec (Lightroom Classic) un peu comme du temps du crayon gras de l’argentique.

Rouge = rejet

orange= Pourquoi pas

Vert = je garde

Le filtre fonctionne aussi très bien avec les couleurs. 

Malheureusement, ce système n’est pas pris en compte pour l’editing photo dans Lightroom mobile. 
Ou je n’ai pas trouvé le moyen de l’exploiter…

Une fois votre choix fait, vous supprimez les non-retenues du dossier “à trier”.

Les photos retirées ne sont pas éradiquées. Elles continuent leur vie dans le répertoire du mois.

Vient ensuite un travail régulier.

Avec mon iPad, dans mon lit ou ailleurs, je bosse quotidiennement dessus.
J’en profite pour utiliser quelques mots clés pour situer le cliché ainsi que les thèmes auxquels elles peuvent se rattacher « À deux », « Littoral », « Bordelais », « San Sebastian »…

La stabilisation

Je développe les images sélectionnées dans Lightroom Classic.
Elles restent dans le fichier « À trier » et une fois que je suis satisfait elle migre dans un répertoire « Développées » ainsi que dans le dossier du thème concerné le cas échéant pour la maturation.
Lightroom dispose d’un symbole indiquant le traitement ou non. Je préfère utiliser un code de couleur suivant qu’elle demeure en cours de développement ou terminée.

La maturation de l’editing photo

Pour la maturation, la photo réside dans deux fichiers :

  • Développées
  • Thèmes comme « À deux », « Littoral », « Bordelais »…

 

Et bien évidemment en base, dans le dossier du mois de prise de vue.

Cette classification avec le dossier “Développées” permet de garder le cliché qui ne correspond pas à un sujet pour l’instant.
L’étude régulière de ce dernier va peut être vous révéler des similitudes, des constantes.
Par exemple, la nuit, un cadrage vertical… Un nouveau thème s’invite !

C’est ainsi que pratique JC Béchet mais avec des boites contenant des tirages de lecture.

Concevoir unportfolio de photographie« Certains étaient définitifs (notamment quand ils étaient consacrés à un sujet précis ou à un territoire défini où je ne pensais pas retourner), d’autres étaient évolutifs et chaque fois qu’une récente image pouvait intégrer un ensemble, je la rajoutais dans la boite adéquate. Et quand une boite était pleine, je faisais un nouvel editing, à froid, pour ne garder que les meilleures photographies. C’est ainsi que sont nées certaines de mes séries comme « American Puzzle », « Noir vertical » (où j’ai rassemblé des images noir & blanc, sombres et contrastées, en format vertical, dans une volonté de créer une mélodie visuelle mélancolique) et « Climats » (où à partir des différents sens du mot « temps », j’ai réuni des photographies qui évoquaient à la fois le temps qui passe et le temps qu’il fait). »

Extrait de: Sylvie Hugues ; Jean-Christophe Bechet. « Concevoir un portfolio de photographie. » Apple Books.

Noyé par la masse

J’adore le foutoir sur mon bureau.
Je retrouve toujours le petit bout de papier écrit plusieurs semaines auparavant.

Le desk de mon ordinateur est à peine mieux.

Je dois posséder sur Lightroom plusieurs dizaines de milliers de clichés et un placard avec des centaines de planches contacts du temps de l’argentique.

Je dois avouer que je resterai incapable de récupérer un minuscule bout de papier là-dedans…
Ne pas utiliser un outil de classement conduit inévitablement au Clic-clac, Instagram et j’oublie.

Pourquoi pas ?
Je l’ai fait au début d’Instagram avec mon smartphone.
Malheureusement, toute la production a fini par disparaitre au fin fond d’un disque externe perdu.
Certaines photos ont résisté.

Street photography. sur les hauteurs de San Sebastian

Mais quelle perte pour le reste !

Je possède un thème sur San Sebastian auquel il manque maintenant toute une série des années précédentes.

Fouille-merde

Les planches contacts de Cartier Bresson sont rares.

À celui qui voulait y mettre le nez, il déclarait :

« Je n’aime pas les fouille-merdes ! »


La planche contact ou le dossier de trie rassemble toutes nos erreurs, hésitations et progression vers un cadrage ou une attitude.

HBC refuse, comme beaucoup de monde, que l’on étudie ses brouillons.

Pourtant, c’est sur ces derniers qu’il œuvre et qu’il s’épanouit en éditant une image.

Elle figure comme le manuscrit d’un Victor Hugo.
Manuscrit des misérables Victor Hugo
Voilà pourquoi conserver, trier et bosser ces fichiers si l’on a la volonté de progresser dans sa pratique de la photographie de rue.

Les erreurs

À ce stade, je ne peux qu’insister sur 2 erreurs à ne pas commettre.
Je suis tombé dedans.

Essayer de ne pas les reproduire, à moins qu’il faille y plonger pour mieux en sortir.

La technique, rien que la technique…

Surtout, ne réalisez pas de tri avec les critères uniquement techniques.

Cet extrait du bouquin de Fabiène Gay et Jacob Vial devrait vous aider à comprendre et trouver votre « propos ».

“Votre travail prend assurément racine dans quelque chose qui vous tient particulièrement à cœur et qui vous mobilise fortement.”

Le photographe et vidéaste libanais Fouad Elkoury le décrit ainsi :

On a un fil qui est à l’intérieur de soi et on essaie de s’en approcher le plus possible. 

(« Regardez voir », France Inter, 19 avril 2014)

Une ligne directrice, un fil, c’est une catégorie que l’on traite sans cesse, de sujet en sujet, et que l’on explore durant toute sa vie. Une série d’épreuves en amène une autre.

Les unes complètent les suivantes et constituent votre discours, nourrissant par ailleurs votre réflexion et, dans une sorte de mouvement perpétuel.

Certains appellent cela une « obsession », d’autres une « intention générale », d’autres un « propos d’auteur », d’autres encore des « sujets de prédilection », je vais quant à moi parler de « grande thématique ». 

Extrait de: Fabiène Gay Jacob Vial. « Artiste photographe. »

ne pas questionner régulièrement ses « développées »

Pratiquer la photographie implique deux comportements complémentaires :

  • Aller dans la rue avec son boitier
  • travaillez ses planches contacts avec l’editing photo

L’un ne va pas sans l’autre.

Abandonner ses clichés dans un endroit de son disque dur laisse un goût d’inachevé.

Un peu comme ces photos de vacances que l’on ne regarde jamais.

Juste une preuve, comme pour dire : j’ai visité le Mexique ou la Russie.

Dommage, non ?

L’editing photo qui ne finit jamais

 

Le dernier voyage réalisé en famille nous dirigeait vers St Petersburg.

J’ai déclenché plusieurs milliers de fois pour des souvenirs familiaux.

L’editing photo dura plusieurs semaines et mêmes mois sur Lightroom.

J’avais l’impression de n’avoir rien sorti de bon.

Pour terminer, je me suis dit : « Tiens ! Celle-là n’est pas mal et elle semble se rattacher à celle-ci ».

Pour ne garder qu’une vingtaine de photos.

Zine St Petersburg

 

Et ce n’est pas fini, la maturation continue car, deux ans après, je viens de confectionner un petit recueil personnel encore plus resserré.

Et après

J’ai la mémoire qui flanche… un peu trop bu ?

Je vous ai présenté les principales étapes que je respecte lors de mon editing photo.

On les résumer ainsi :

  • Ne pas se limiter aux critères techniques,
  • Mettre au point un flux régulier entre les différents dossiers :
    • Le sécateur : un logiciel de tri et de développement efficace. J’utilise depuis des années Lightroom. Je connais très peu les autres. Il doit y en avoir de très bons.
    • La vendange : importer les fichiers dans un répertoire «  Année – mois » et le copier dans « À trier ».
    • La clarification : commencer un premier tri dans le dossier « À trier ». Les outils Lightroom de tri, étoiles, couleurs et le couple P/X demeurent particulièrement puissants.
      Les filtres complètent efficacement les possibilités.
    • La stabilisation : on développe les gagnantes et elles migrent vers le dossier de maturation lorsque je pense avoir effectué mon choix.
      À ce niveau, je ne possède plus de doublons.
      La décision est prise, mais je peux et j’y reviens régulièrement.
    • La maturation : le répertoire à thème et « développé ». C’est ici que l’on cherche les mariages possibles, construit une sélection resserrée de nos photos.

 

Première dégustation

Tout l’intérêt du travail que vous allez produire se concentre dans ce moment.

Le premier triptyque ou la première petite série de 4 ou 5 photos.

Il ne sera pas parfait.

L’ensemble manquera de corps, sa robe ne sera pas comme vous l’aimeriez. La couleur apparaîtra un peu claire et pèchera par manque de volume.

Mais c’est votre série et vous pouvez en être fier.

Vous avez franchi une étape !

Vous ressentirez des difficultés à revenir en arrière.

Ce ne sera pas facile.

Votre premier ennemi sera le temps.

Votre planning hebdomadaire ne comporte pas de temps libre. Dites-vous bien que vous aurez toujours quelques d’autres à faire.

C’est là que j’apprécie la version sur l’iPad de Lightroom.
Le tri, ainsi que les fonctions principales du développement s’effectuent sur le canapé, en famille en jetant un œil distrait sur le feuilleton journalier.

Le flux des photos que je réalise tourne.

Je tâche de l’améliorer régulièrement avec les filtres ou les étoiles et les outils fournis par Lightroom.
Peu importe, la trame essentielle du traitement reste la même.

Prenez le temps d’essayer et de mettre au point la vôtre.

Vous serez étonné du résultat après quelques semaines.

Bonne dégustation.

11 commentaires sur “Comment faire un editing photo”

  1. Un article intéressant qui pose de bonnes questions.
    Je galère toujours un peu avec l’édition dans Lightroom. J’utilise beaucoup les mots clé et les dossiers dynamiques. Mais le processus n’est pas entièrement rationalisé. Je retiens l’idée du classement par étoiles à expérimenter…

  2. Excellent article. Je procède à peu près e la même façon sous DarkTable (étoile et couleurs). Un point n’a cependant pas été abordé qui consiste à associer les photos avec des tags/mots clés pour pouvoir ensuite, parfois beaucoup plus longtemps après, faire un tri précis et rapide pour consolidation dans un projet (portfolio, zine, livre, expo…).

    1. Merci Michel cette remarque.
      Vous avez raison, je n’ai pas abordé les tags et mots clés. Une bonne utilisation de ces derniers est importante pour retrouver ses photos lorsque l’on travaille un projet.
      J’ai dans l’idée de faire un petit billet sur le sujet.
      Je suis en train de tester des thesaurus pour une utilisation rationnelle et normée des mots clés. Si pour une utilisation géographique cela marche super bien, je ne suis pas encore satisfait pour les mariages de 2 ou 3 photos sur un projet.
      Lightroom mobile utilise l’intelligence artificielle en complément des mots clés. Certainement une ligne qui va se développer. Il ne retrouve pas tout…
      Avez-vous essayé les thesaurus ou l’IA ?

  3. Très bon article, qui donne des bases voire une méthode pour trier (je pense que ça va m’aider car pour l’instant je suis du genre à tout garder dans mes cartons/dossiers sur l’ordinateur).
    Par contre, dans le paragraphe “Stabilisation”, je n’arrive pas à situer l’outil code couleur sur Lr (“Je préfère utiliser un code de couleur suivant qu’elle demeure en cours de développement ou terminée.”)

    1. Merci pour ton commentaire 🙏

      Concernant le libellé couleur, ce n’est disponible que sur Lightroom Classique (LRC). Celui dont les photos sont sur le disque de l’ordinateur.
      Comme pour les étoiles (de 0 à 5), en faisant 6,7,8 ou 9 les couleurs apparaissent autour de la photo. Rouge, Jaune, Vert, Bleu, Violet.

      Si tu as plusieurs photos à marquer avec une étoile ou attribuer un libellé couleur, tu disposes aussi de l’outil peinture qui est bien pratique pour travailler un flux de photos (et pas que pour ces deux catégories).

      J’ai ce lien sur l’aide Adobe qui peut aider mais il doit y avoir mieux en aide https://helpx.adobe.com/fr/lightroom-classic/help/flag-label-rate-photos.html

      Belle journée

  4. Claude Villepontoux

    Un bel et très instructif article pour réaliser l’éditing que tu documentes fort bien pour les possesseurs de Lightroom.
    Personnellement, je n’ai toujours pas franchi ce pas avec ce formidable outil. je ne suis encore que sur Photoshop CS ! Qui pour l’heure me convient pour ce qui concerne le traitement d’images.
    Mais, effectivement, pour ce qui est de l’éditing, c’est une autre histoire !… Je galère beaucoup en jonglant avec mes images récentes sur l’ordinateur et celles, plus anciennes, sur un disque dur externe.
    Et la recherche, même avec mon classement personnel, reste fort laborieuse et souvent décourageante, au vu des milliers d’images produites…
    Comme toi, en argentique, mes planches-contacts me servaient à référencer (relativement) rapidement mes sélections, même si parfois j’hésitais entre telle ou telle vue.
    Mon passage au numérique ne date que depuis début 2015 et j’avoue que parfois j’ai du mal à gérer mes productions, pour ensuite en assurer une cohérence me permettant d’assurer une vraie continuité vers des albums reliés, voire des expos…
    Mais, fort de tes conseils, je vais tenter de me discipliner et d’effectuer ce “rangement” selon les méthodes que tu utilises et préconisent.
    Merci pour tes articles, toujours dignes d’intérêt.

    1. Pour l’editing avec Photoshop il y a bridge, très efficace, rapide. Dans l’école photo ou j’enseignais j’avais même créé un cours dédié. C’est hallucinant comme 95% des photoshopeurs ignorent bridge et comment 99% de ceux que j’ai initié ne reviennent pas en arrière. Les fonctions collections et exports sont aussi simples que puissantes et le renommage par lots ou l’envoi sélectif vers les scripts toshop très efficaces. Le seul défaut de l’outil, incompréhensible de la part du plus grand éditeur de logiciel d’image est l’affichage mou en plein écran (l’aperçu de Windows fait mieux, une honte). J’ai engueulé un type d’adobe a un salon du moyen format il m’a répondu que personne ne l’utilisait. Ben si, moi je l’utilise.

      Très bel article sinon sur l’editing, que j’assimile à un processus alchimique de découverte de soi, à travers l’observation évolutive de son propre regard. De même pour la retouche. Car si une bonne prise de vie, heu de vue, et un bon editing est comme découvrir une pierre précieuse, il convient ensuite de la tailler.

      1. Bridge est un très bonne solution.
        C’est un explorateur capable de gérer tous les fichiers graphiques, de les présenter, de les trier, de les ajouter à des catalogues, et de faire des choix,…
        J’ai vu une présentation assez complète de la solution faite par Stéphane Baril.
        Le lien est ici https://youtu.be/MAmOavigD24
        Il y a un petit trou après 8 minutes mais cela revient ensuite.

  5. Votre description sur l’éditing est très intéressante, il est vrai que l’éditing est important vu la quantité de photos réalisées en numérique .
    Litghroom est un excellent logiciel je regrette cependant que de nos jours tout devient abonnement .

    1. On ne paye plus pour les pellicules, ni pour la chimie mais pour des programmes.
      Tous les mois, on doit acquitter son obole. C’est la rançon pour une évolution constante des programmes.
      Au final, je ne suis pas certain que le numérique soit beaucoup moins cher que l’argentique.

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