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LES Réglages du Fujifilm X100V

Les réglages du Fujifilm X100V

Table des matières

J’ai exploré les possibilités de réglages du Fujifilm X100V

Depuis ma plongée dans le monde du numérique, voilà un petit bout de temps que je pratique les Fujifilm X100.

Vous allez rire !

J‘ai changé au moins une fois par mois ma manière de l’utiliser en photo de rue.
Je suis passé par tous les états possibles : du tout automatique avec recherche des visages et limitation de la plage AF jusqu’a un maniement entièrement manuel avec cellule extérieure !

Je pense avoir testé une bonne partie des possibilités du Fujifilm X100F et du X100V

Bercée par mon expérience de l’argentique en tout manuel (je n’avais pas la tune à consacrer pour des boitiers modernes), la déception pointa souvent le bout de son nez.

En général, cette dernière est causée par la frustration concernant l’incompréhension des réglages automatiques.

Pourquoi le programme monte-t-il aussi vite en ISO ?
Cela reste un mystère…

Côté œilleton, l’utilisation du viseur optique offre le vécu de l’arrivée de sujets dans le cadre.
J’ai retrouvé les sensations que j’éprouvais en street photography avec mon vieux Leica CL des années 70.
J’ai même récupéré mon habitude d’analyser l’éclairage avec ma cellule extérieure en mesure incidente.

-« Tiens, je dois avoir 1 diapo en moins. »
-« Aïe, il y a un fort contraste, je dois choisir mon sujet »
-« Hum, on y va, F/8 1/250 400ISO »

Je me suis aussi vu remettre en cause les préceptes d’exposition pour les lumières, contrairement à l’argentique, qui impose d’exposer pour les ombres.

Encore faut-il trouver pourquoi ?

J’y ai pris un énorme plaisir.
Retrouver la recherche et l’analyse d’une scène et choisir les réglages que je désire avec la mise au point au bon endroit.

Je sais ce que vous pensez…
Vous vous dites :

-« C’est OK, il va nous vendre le tout manuel comme certains assurent la supériorité des automatismes »

Justement, non.

En réalité, j’oscille entre plusieurs pratiques suivant les besoins et mes envies.
Un jour, vous me verrez en priorité ouverture et autofocus.
Le lendemain, en hyperfocale, avec ma vieille cellule en lumière incidente et je finis ma sortie avec une mesure moyenne sur ma main.


Pourquoi régler différemment son Fuji X100V ?

Les appareils numériques actuels visent l’excellence.
Comparé aux boitiers utilisés par Capa ou Brassaï, il n’y a pas photo ! Lol.

Une petite distinction existe tout de même entre ces deux époques : la multitude des boutons et l’épaisseur du mode d’emploi.

J’imagine que vous êtes comme moi avec un nouveau jouet.
Vous n’avez lu que quelques pages du manuel et de nombreux réglages demeurent obscurs.
Le temps des trois seuls ajustements : vitesse, ouverture et diaphragme sont bien derrière nous.

Et pourtant, utiliser les possibilités offertes par la technique est confortable.

Rêvez !

Vous vous reposez en famille à la campagne et vous désirez conserver et partager quelques souvenirs.
À quoi bon octroyer à votre beau-frère l’occasion de quelques quolibets sur votre cellule à main alors que son smartphone fait vachement mieux ?

Tout auto et basta !

Autre lieu, autre problématique.
Le ciel affiche un bleu magnifique. Vous déambulez dans la ville attentif à tout ce qui peut pénétrer par votre objectif.

En clair, des choses sérieuses : vous photographiez.
La photo de rue, c’est important.

Au loin, un chien aboie.
Un vélo-cargo déboule chargé d’un toutou couvert d’une écharpe sur les oreilles.
L’arrière-plan est pourri. Trop d’éléments perturbateurs.
Solution : la vitesse lente en suivant le sujet afin d’obtenir un filet sur le fond.
Grand soleil : la vitesse lente n’est pas gagnée, même à f/16 à 160ISO.

Sauf…

Si vous utilisez la fonction filtre ND cachée au fin fond des menus.
L’avoir sous la main va vous sauver, non ?
Voilà bien le bénéfice d’avoir plusieurs outils immédiatement à votre disposition. Suivant l’envie du moment ou les besoins, le boitier s’adapte.
Les conditions évoluent ?
Vous vous sentez d’humeur innovante ?
Hop, vous passez à autre chose avec plaisir.

Vous vivez de moins en moins esclave de votre caméra et vous maitrisez vos images.

Pour explorer tout cela, en évitant la recette de cuisine ennuyeuse, je vais lister quelques contraintes en photo de rue.
Ensuite j’aborderai les différentes solutions que j’ai testées en street photography.
Ainsi, vous comprendrez comment je pratique avec mes boutons et menus.

Vous gagnez la liberté de choisir, d’adapter et d’imaginer vos propres réponses.
Les choses sérieuses commencent.

On y va ?

Les configurations du Fujifilm X100V

Les besoins en photo de rue

Faisons simple.
De quoi avez-vous besoin en photo de rue ?
Évidemment de rapidité !

Un moment ne se présente jamais deux fois ce qui impose de photographier par réflexe. Alors, l’histoire de fouiller dans les menus…. Une jolie fable.

Pour résoudre cette question, je vous propose d’utiliser les molettes et boutons configurables. Ainsi, suivant vos besoins, vous n’avez qu’à appuyer sur un bitoniau, manipuler un sélecteur ou tourner une roue dentée.

Réglage View Mode et les touches de fonction sur le Fujifilm X100V

Je n’aime pas me balader avec mon écran allumé. Un vieux réflexe de l’argentique combiné avec l’économie de ma pile m’incite régulièrement à choisir le type de visée : œilleton ou écran.

Le menu n’est pas particulièrement facile à trouver en urgence !

Aller on plonge en eau trouble…

Difficile de dénicher la fonction « View mode ».

D’abord Menu (le bouton).
Ensuite on descend vers les menus de paramétrage avec une clé anglaise.
Allez savoir pourquoi, je le cherche toujours dans la partie appareil photo…

Menu Fuji X100V Paramétrage

Donc, dans le bon item vous avez :

  • Configuration utilisateur
  • Configuration du son
  • Configuration-écran
  • Config. Touche/Molette
  • Gestion ALIM.

Lequel choisir ?
Comme vous êtes très fort, vous foncez directement sur « Configuration-écran ».

Bonne pioche !

Vous êtes arrivé sur « Réglage View mode »
Avouez que le chemin est long avec, peut-être, une ou deux embûches.
Impossible de le faire avec l’appui sur un bouton et en constatant l’allumage de l’écran.
Un peu comme si l’on manipulait un interrupteur électrique.

Donc,

j’ai programmé le bouton « fn1 » avec le choix du type de visée. À l’origine, il permettait de choisir la façon dont l’appareil photo mesure la lumière. Même si j’utilise cette fonction régulièrement, je peux m’en passer facilement.
Alors que le besoin de contre-plongée impose un écran rapidement, à défaut de devoir ramper comme Rambo.
L’usage « Photométrie » migrera vers un autre petit coin bien sympathique.

Comment programmer la fonction Fn.

Pas très facile…
Fuji X100V réglage Fonction FN

C’est dans le menu « Paramétrage » (la clé anglaise) que tout se passe.
«Config. Touche/Molette» puis «RÈGL. FONCT. Fn».

Si vous aimez les raccourcis, maintenir appuyer la touche « Disk.Back » vous téléporte directement dans le choix des fonctions.
Je trouve ce module bien réalisé. Chaque bouton est représenté avec le rôle qui lui est associé. Il suffit de se déplacer dans le menu pour lui allouer une autre mission.

Le premier est « Fn1 ».
Celui à bidouiller.
Maintenant, le menu de ce bouton nous propose tout un tas de fonctionnalités que l’on peut lui attribuer. 
Mettez votre choix en surveillance et validez par « Menu/OK ».

J’avoue que certaines de ces dernières me sont étrangères comme le « paramètre Zebra » ou le « flash de modelage ». Je ne pratique pas la vidéo. 
De plus, après avoir pas mal joué avec le flash dans ma jeunesse, je ne l’utilise plus du tout.

Mais peut-être que vous y trouverez votre bonheur.

Allez-y ! Testez !

Et si vous vous plantez et que vous désirez revenir aux réglages initiaux ?
Fujifilm a prévu l’antidote.

Problème

En cas de mauvaise manipulation du Fujifilm X100V.

Rien de plus facile !

Vous retournez à la position originelle en ré initialisant vos choix.

Je vous entends déjà :

  • J’y ai passé des heures ! Hors de question de perdre toutes mes mises au point !
  • Connais-tu l’application « Fujifilm App » pour les séries X/GFX ?
  • Non ?
  • Tu la glisses dans ton smartphone préféré. La connexion avec ton boitier est beaucoup plus simple qu’avant. Elle te permet de mémoriser tes réglages
    Ils peuvent être sauvegardés et restaurés.
    Ainsi, tu peux les retrouver quand tu veux et faire toutes les expériences possibles.
    Ce n’est pas tout.
    En arrière plan, elle géolocalisation et communique au boitier ta position pour l’intégrer à ta photo.
    Elle est pas belle la vie ?

    Le logiciel est téléchargeable sur l’App Store comme sur Google Play.
    Je vous dois la vérité.
    J’ai dû faire deux fois une restauration et elle n’a pas fonctionné. Impossible de la télécharger. En revanche, j’utilise régulièrement la géolocalisation et l’import de photos sans aucun problème.

Les boutons programmables

Combien de boutons ?
Ce n’est pas une mercerie, c’est un boitier photo. 
Alors, deux seuls boutons sont dédiés à la programmation.
Le deuxième est sur l’axe du levier « Oculaire optique/Écran EFV » (fn2).

L’écran :
Quatre type d’actions (haut, bas, droite et gauche) sur le moniteur avec le doigt l’adaptent à vos désirs.

Les autres commandes possèdent leurs propres fonctions.
Vous pouvez détourner leurs cibles mais ils satisfont déjà un besoin fréquent.
Alors, bidouillez les programmes mais avec parcimonie.

Une configuration m’a toutefois bien été utile.

On en parle ?

Le filtre ND sur le Fujifilm X100V

J’aime faire de temps à autre des filés.
J’ai toujours cette superbe photo de Ted Croner en tête.

Central Park South en 1947 ou 1948.


Pour lui, c’était fastoche, il faisait nuit ! En journée c’est autre paire de manches.

L’intérêt du filé de l’arrière-plan permet d’isoler un personnage en mouvement sur un fond beaucoup trop de fouillis.

Si le sujet principal et l’arrière possèdent des luminosités identiques, il ne ressort pas. La solution toute trouvée : le suivre et laisser l’arrière plan en filé.
Vous pouvez tenter cette expérience.
Pour ce faire, il faut baisser rapidement la vitesse d’exposition.
Passer sur une ouverture de f/16 permis un premier pas vers les basses vitesses.
À condition de ne pas avoir les ISO en automatique, sinon vous n’obtiendrez que du grain.
Si le temps est au beau fixe, la vitesse ne sera pas suffisamment faible pour gagner l’effet désiré.

C’est là que le filtre ND procure la solution.

Du temps de l’argentique, un filtre gris se vissait sur l’objectif. Il ajoutait l’équivalent d’un, deux diaphragmes ou plus.
Avec le Fujifilm X100V, l’option réduit l’exposition de 3IL !
Je vous laisse le loisir de chercher ou il se cache dans les menus…

Je vais boire un café en attendant.

Vous êtes revenu ?
Bien planqué le bestiau !
Fuji X100V réglage Filtre ND

Voilà pourquoi je l’ai programmé sur la deuxième touche Fn2.

Un petit besoin…

Et hop, j’ai 3 diaphragmes de plus.

Autre usage.

Si trop de luminosité inonde votre scène et que vous désirez rester à 400 ISO, par exemple, pour une continuité du grain sur voter projet, on appuie sur Fn2 et vous gagnez 3 diaphragmes pour l’obturation !

Maintenant que vous avez fait le choix des deux fonctions indispensables sous le doigt, que faire des autres que vous utilisez de temps à autre ?

Les ingénieurs de Fujifilm proposent un espace dénommé « Mymenu ».
Je ne suis pas très bon en anglais mais j’imagine sans difficulté que cela doit signifier mon menu.
Il est plus intéressant qu’il n’y parait.
Je regrette de ne pas l’avoir exploité plus tôt.

Hop, suivez-moi. On y va !

Menu de l'appareil

« My Menu » du Fujifilm X100V

Fuji X100V réglage My Menu

Le principe

C’est un répertoire modulable.
Vous choisissez les fonctions utiles.

Seize champs sont disponibles.

Je trouve que cela fait beaucoup. Deux pages !

Au risque ne pas s’y retrouver.

Pour l’instant, j’ai ajouté six menus pour la photo de rue.

Fuji X100V My Menu

  • La photométrie.
    Je change souvent le type de mesure.
    Par exemple, il m’arrive d’utiliser la réflexion lumineuse sur ma main.
    À l’ancienne, avec la mesure pondérée ou moyenne. Cette méthode est pratique et précise lorsque les sujets photographiés sont homogènes et que je suis en mode « fishing ».
  • Param. Auto ISO
    Cette fonction aurait tout à fait sa place en direct sur le boitier en street photography.
    Suivant que vous êtes dans un endroit sombre, à l’intérieur, ou que vous ayez besoin de conserver une vitesse élevée, vous disposez de trois réglages commodes combinant la vitesse limite et la plage de sensibilité.
    Je l’utilise moins. Les conditions de choix du couple (vitesse/sensibilité) sont un mystère. J’aime maitriser un « chouïa » les choses. Un temps, je l’imposais sur la molette arrière. Mais le Zoom pour la mise au point, surtout en ERF (Viseur optique avec un rappel digital de l’image dans le viseur) demeure indispensable pour moi.
  • Limiteur de plage AF
    J’ai testé car j’attendais beaucoup de cette fonction.
    Déçu, notamment lorsque je plonge dans la foule, afin d’éviter que l’autofocus ne s’enfuie de l’autre côté de la rue. Je l’ai ajouté à « My menu » du Fujifilm pour refaire des essais.
  • Simulation de film
    Pour les JPEG associés aux RAW, j’opte pour Acros avec un filtre jaune. Rarement, je bascule sur Classic Chrome en couleur. Ici, c’est plus rapide.
  • Réglage Détection yeux et visage

    Pour les mêmes raisons que l’option « Limiteur de plage AF », déçu par les premiers tests, le Fujifilm X100V détectait des yeux ou des visages à des endroits que le bon goût et la décence ne me permettent pas de préciser davantage…
    Je dois refaire des expérimentations.
    Un jour…

Et voilà, c’est tout !

Non pas tout à fait car j’ai omis la cerise sur le gâteau.

Lorsque, « My Menu » est programmé, l’appui sur le bouton « Menu » au dos de l’appareil vous amène directement dans ce menu !

C’est le petit truc pratique que j’adore.

La programmation de « My Menu »

De base, l’item apparait en sous-brillance.

Fuji X100V réglage My Menu

Pour l’activer, vous devez vous rendre dans les pages « Paramétrage » puis « Configuration utilisateur » pour arriver sur « Réglage mon menu ».
C’est ici que vous ajoutez ou retirez les items en les sélectionnant puis en validant le choix. Vous avez également la possibilité de les hiérarchiser par priorité par la fonction « tri ». Configuration n’est pas très pratique, mais vous allez vous en sortir.

Maintenant que nous nous sommes amusés avec notre nouveau jouet, il est temps de parler des choses sérieuses.

En photo de rue, vous avez le temps de rien. Cela commence par la vitesse d’exposition qui doit être assez rapide afin de saisir les mouvements.
Je suis rarement sous les 1/250. 
Ensuite, le sujet est un animal fugace. À peine est-il repéré, qu’il s’enfuit à tout jamais. Vous devez supprimer toutes pertes de temps en réglages et vérifications diverses.

J’utilise, mais vous ferez votre expérience, un réglage « tout temps ». Je l’oublie complètement en photographiant.

Le plaisir de manipuler le boitier, d’évaluer la lumière, d’imaginer la profondeur de champ m’envahit régulièrement.
Du coup, je passe en manuel complet avec ma vieille cellule à main ou en lumière incidente sur ma main ou sur un objet en gris moyen.

Je vous montre tout cela. Commençons par l’autofocus.

Et hop !

L’autofocus du Fujifilm X100V en manuel

La mise au point

Pour la mise au point, l’autofocus est la réponse des constructeurs de matériel.
C’est cool, le marketing s’extasie sur les mesures de rapidité.
Les prix montent.
Les évolutions sont toujours meilleures et nous invitent à changer de caméra. Mais lorsque vous êtes dans la foule, la mise au point automatique peut, et se trompe souvent.

Ce damné collimateur se concentre sur un poteau en arrière plan, ignorant magistralement le curé, en soutane, la robe au vent sur sa trottinette !
Une des solutions consiste à diriger le collimateur vers le sujet, mémoriser et ensuite déclencher.

Vous pouvez aussi engager le limiteur de l’autofocus.
Malheur à vous, si quelques minutes plus tard un autre curé dévale la rue à cheval en dehors le l’espace de l’autofocus. (Je suis un peu « curé » en ce moment)

Tout ceci est long et occupe l’esprit au lieu de rechercher un sujet ou une composition.

La mise au point faite main sur le Fujifilm X100V avec une pointe d’autofocus.

Une autre solution (elle fait partie de mon réglage « tout temps ») consiste à utiliser l’hyperfocale en manuel avec une aide de l’autofocus.
Elle est vraiment efficace à partir d’une ouverture au-delà de f/8 pour un objectif de 35 mm.
Mais, il est possible, en se décalant, de travailler à f/5.6 ou f/4 facilement avec une profondeur entre 3 et 10 m.

Tout est expliqué dans l’article ici street photography hyperfocale

Premier déclenchement, ne pas se poser de questions.
C’est le moment de réflexe !

Ensuite sur la deuxième vous pouvez utiliser l’autofocus en manuel par l’intermédiaire du bouton AFL. Bien que votre appareil soit en mise au point manuel, l’appui sur ce dernier « entraîne » un coup d’autofocus.

Fuji X100V Bouton AEL AFL

C’est précis et rapide.

Libre à vous de vous recaler sur trois mètres ou en hyperfocal en visant un point sur le sol tout en appuyant sur ce fameux bouton AFL.
C’est la solution que j’utilise le plus souvent.

J’ai aussi testé d’autres aides proposées par le Fujifilm X100V pour la photo de rue.

On y va !

Autofocus : utiliser toutes les options d’aide à votre disposition

Allez, je vous passe en revue celles que j’ai détectées dans le fouillis du manuel.

La détection des visages et des yeux.

Fuji X100V réglage détection yeux

L’option se situe dans le menu « AF/MF ».
L’option fonctionne uniquement si l’autofocus est actif sur le boitier.

Ben oui… normal.

Vous choisissez l’option visage ou yeux.
Vous avez un petit pictogramme en bas de votre écran en forme d’œil ou de visage.
Pour faire simple, vous pouvez associer le bouton Fn1 à la mise en action de la détection des visages.

Le boitier choisit le visage le plus proche du centre et souvent hésite entre plusieurs personnes.
En appuyant à mi-course pour la prise de vue (attention de ne pas avoir dissocié la mise au point du bouton déclencheur), le pictogramme passe au vert lorsque vous êtes focus le sujet.

La solution est certainement excellente pour un portrait de rue posé.
En revanche, pour le déclenchement instantané, je suis perplexe comme un Inuk devant un réfrigérateur.

Essayez-le, il peut convenir à votre démarche photo.
Attribuez la détection à un bouton. Peut-être sur l’écran ?
Et dites-moi ce que vous en pensez et vos petits trucs en commentaire.

Le limiteur de plage AF

Fuji X100V Limitateurde plage AF

Lorsque j’ai acheté ce Fujifilm x100v, j’étais particulièrement enthousiaste.
Enfin, un bidule interdisant les mises au point intempestives sur le mur de l’autre côté de la rue.

Comment ça marche?
Dans le menu AF/MF, la solution propose 3 réglages de l’autofocus, comme les ISO automatiques.

  • « NON », donc rien ne fonctionne
  • « Perso », vous réglez la distance de deux points « A » et « B » à l’aide de la bague de mise au point.
  • Prérég 1 de 2 m à l’infini, non modifiable.
  • Prérég 2 de 5 m à l’infini, non modifiable.

Ceci délimite la zone dans laquelle se fera la mise au point. 
Là aussi, essayer là en la programmant sur un bouton comme le fn1.

Pour ma part, je l’ai très vite abandonné. Je suis trop imbibé par ma pratique de l’argentique en manuel durant des années.

Mais cela ne veut pas dire qu’elle ne fonctionnera pas pour vous.
Donc, comme pour la détection des visages, faites-vous votre opinion et partagez en commentaires vos trucs que j’aurai ratés.

Maintenant, passons à un sujet difficile lorsque l’on débute en photo.

Avec le temps, on se prend beaucoup moins la tête.

Le boitier en photo de rue

La mesure de la lumière

La première solution :

Tout automatique.

Utilisez tous les moyens à dispositions. Les ISO variables, la mesure multizone et la vitesse minimale permettent d’oublier les notions d’expositions.
Malheureusement, les meilleurs automatismes ont leurs limites.
Plusieurs situations procurent des images avec des zones surexposées d’un blanc immaculé ou des ombres complètement bouchées.

J’ai toujours le même problème.
Ajoutez à cela que certaines images imposent, dans une même situation, à 400 ISO alors que d’autres montent jusqu’à 1600 ou 3200.
Quel choix font les programmes ?
Cela reste un mystère pour moi et vous ne pouvez absolument pas anticiper la moindre profondeur de champ ou vitesse.

Je reconnais tout de même que je les utilise lorsque je fais des photos de famille ou au flash (ce qui est extrêmement rare… pour le flash).

fixation des principaux réglages

La deuxième solution consiste à garder sous le coude les principales :

Vous calez la vitesse et les ISO en automatique et vous conservez le choix de l’ouverture.
C’est la solution que j’utilise régulièrement avec un diaphragme à f/8.
Malheureusement, le boitier fait quelquefois le choix d’une vitesse bien trop lente pour de la photo de rue.
C’est un des principaux problèmes de la méthode.
La parade consiste à paramétrer une vitesse limite via le « paramètre auto ISO »; mais la sensibilité explose.
Remarque, la montée en ISO n’est absolument pas un problème en street photography. L’important est de rapporter une image.

Mesure manuelle de la lumière et l’erreur miraculeuse

La troisième solution (à l’ancienne) consiste à passer en manuel.
Vous choisissez vos paramètres, soit avec la cellule de l’appareil, soit avec une cellule extérieure en lumière incidente.

J’utilise de temps à autre la mesure via la « zone système » sur ma main.
La peau blanche est en zone 6 (+1 diaphragme).
Une main légèrement pliée afin de faire apparaitre les ombres procurera une zone 5 en moyenne (Méthode Meyerowitz).

Vous oubliez les réglages; vous vous concentrez sur l’agitation de la rue. Tout à coup, vous constatez une variation de la lumière; vous corrigez au feeling (+ ou – 1 diaphragme par exemple).

Le gros avantage de cette méthode est d’apprendre la lumière. Après quelque temps, vous serez en capacité de dire :
-Hum il fait beau, je vais être à ISO 400 F/8 1/250 sec.
-Oups, un nuage passe, on passe à f/5.6

Un autre énorme gain est celui de l’erreur miraculeuse.
Cette troisième proposition possède l’avantage d’offrir des erreurs miraculeuses.

J’explique.

Concentré sur la recherche d’un sujet, d’un contraste ou d’une composition, vous vous planterez quelques fois. Flou, bougé, sous-exposé…

Surtout, gardez tout pour l’editing.https://streetphotographie.fr/comment-faire-un-editing-photo/
Regardez-les non pas avec l’œil de ce que vous vouliez faire mais avec celui de ce que vous avez capturé. Posez-vous la question : « Comment la développer pour en faire quelque chose ? »

Il n’est pas rare de tomber sur des pépites surréalistes.

Les erreurs à éviter

Les erreurs à éviter

Lorsque j’ai eu mon premier appareil numérique (ce n’est pas si vieux), je ne savais absolument pas comment le régler !

En argentique, avec mes vieux clous des années 70 (Leica cl) au mieux 80 (Nikon FM2), pas d’autofocus, pas de programmes.
Je disposais que de la vitesse et de l’ouverture !
Notice d’utilisation réduite à sa plus simple expression.

En numérique, vu le nombre de pages et de possibilités, je me suis dirigé vers les tutos sur YouTube.
Ça tombe bien, ils racontent tous la même histoire.
Super pratique pour débuter. Vous restez sur les quelques réglages patiemment intégrés au boitier.
Mais vous être perdu dans les menus dès qu’une option a sauté.

Voilà bien l’erreur que j’ai commise durant plusieurs mois.

Toutes les configurations de votre Fujifilm X100V sont possibles en photo de rue.
Certaines sont compliquées, d’autres ne vous plaisent pas. En n’explorant pas les possibilités de votre boitier, vous passez certainement à côté du petit truc qui vous fera kiffer.

Par exemple, j’ai découvert, après plusieurs années d’utilisation, l’ERF et le zoom de mie au point.

Les tutos sont aussi rares que les oasis dans le désert.
Pourtant, c’est top !
Je dispose maintenant d’un viseur optique pour anticiper ce qui entre dans le cadre mais, en plus, je dispose d’un contrôle de la mise au point dans le viseur.

J’ai eu quelques difficultés à comprendre les conséquences des différents réglages. Mais là, je suis hyper fan !

Je vais faire un article prochainement sur ce sujet.

Donc, allez sur les tutos, mais surtout essayez les différentes possibilités qui vous sont offertes. Vous allez y trouver chaussure à votre pied.

Bon, il est temps d’aller boire un café mais auparavant, on récapitule.

Conclusion

Conclusion

Les conditions de prises de vue varient.

Aujourd’hui, vous êtes en famille, demain dans la rue puis dans un café et pour finir, vous tentez quelques images dans le train.
Autant de situations différentes qui peuvent très bien s’aborder avec des réglages classiques.

Pourtant, quelques petites variations dans la configuration de votre FUJIFILM X100V vous offrent le plaisir d’explorer de nouvelles contrées photographiques.
En revanche, le volume des pages du menu est rédhibitoire.
D’où l’utilité des boutons de fonctions programmables, que nous avons déjà abordées. Le réglage est facile d’accès, il suffit d’appuyer longtemps sur « Disk/Back ».
J’ai opté pour « View Mode » sur Fn1. Fn2 active le filtre ND.

Pour compléter ce tableau; « Mymenu » offre de nombreuses lignes supplémentaires. Cette liste est prioritaire lorsque vous vous pénétrez dans les menus.

Côté autofocus, en plat de résistance, présente les basiques, mais aussi le manuel avec une pointe d’autofocus, la détection des yeux et visages ainsi que le limiteur de plage AF.

Testez, et dites-moi si cela vous convient.

Pour le dessert, la mesure de la lumière nous a offert la mesure manuelle et l’erreur miraculeuse ! 
Maintenant, c’est à vous programmer, bidouiller, tester.

Abandonnez Netflix et plongez dans le manuel.

Si le net français n’aborde pas un sujet. Direction vers le net anglo-saxon. Utilisez la traduction en sous-titre de YouTube. À défaut, le sous-titrage en anglais vous fera réviser cet anglais oublié depuis le lycée.

Pour finir un petit service, pour ceux qui vont lire après vous ce billet. Partager vos petits trucs ou réglages en commentaire. Cela aidera surement plusieurs personnes

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