Les secrets de l'hyperfocale

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Lacanau en ligne

Table des matières

HYPERFOCALE : UN TRUC DE VIEUX ?

Vous le savez déjà si vous me suivez depuis quelques articles, je viens du monde argentique.

je shootais souvent bloqué  en hyperfocale : un réglage un peu particulier.

A l’époque, je possédais que boitiers entièrement manuels à la réactivité incroyable.

Laissez-moi vous raconter cette petite anecdote qui a dû vous arriver avec un appareil un peu ancien.

C’est l’histoire de son gamin exécutant un magnifique plongeon.
Évidemment, vous devez l’immortaliser.

Normal !

Premier essai : le déclenchement trop tardif. Il se trouve déjà dans l’eau.
Deuxième essai : vous vous concentrez et vous restez prêt à shooter.
Bravo, vous avez tellement anticipé, que le Johnny Weismuller en herbe n’avait pas décollé de la planche.

Allez, le troisième sera le bon.
Mais trop de pression familiale sur vos épaules, et un loustic qui commence à en avoir assez de votre maladresse : vous ratez encore une fois.

C’est le genre de scène réussie dans 95 % des cas avec mon vieux clou.

Je ne me vante pas.

Cela ne vient pas de moi mais de mon boitier.

Il est manuel et terriblement rapide.
Le déclencheur est souple.
Le temps de réaction apparaît… je me demande même si ce temps existe.

Pas d’autofocus, pas de miroir à relever, juste un rideau qui s’ouvre tandis que son compère le suit pour fermer.

Plus simple, il n’y a pas.

Donc, c’est rapide et efficace.

Shooter en hyperfocale est imparable en street photo.

C’est le principal avantage du réglage en hyperfocale.
Premièrement, aucun réglage de la distance de mise au point.

Ensuite, pas de calcul, ni de mesure de lumière.

En conclusion, vous restez concentré sur la scène qui est devant vous.

Imparable de rapidité en street photography !

Voilà pourquoi, j’ai utilisé l’hyperfocale durant des années. Et j’ai continué alors que je suis équipé d’un bon autofocus sur mon X100f de Fuji.

Car, les cas sont nombreux ou cette technique fonctionne super bien.

Par exemple, une des dernières réalisées.
Je voulais les jambes écartées et juste au-dessus de l’eau sans les toucher.

Le parapluie idéal pour la photo sous la pluie

Premier déclenchement, première réussite !

Je vais vous expliquer le pourquoi et le comment.

Vous me suivez ?

On y va…

Canon, Fuji, Nikon… vont me flinguer !

Nikon, Canon et autre Fuji dépensent des millions en recherche et en communication pour nous construire des autofocus véloces et intelligents.
Et Latourte débarque en recommandant de les déconnecter.

Conséquences : ils vont me fusiller sur le champ !

Je les rassure, j’utilise l’autofocus de mon Fuji.

Ouf…

Mais une méthode alternative existe d’une efficacité redoutable notamment lorsque vous êtres plongé dans la foule.

Le « Pourquoi » de l’hyperfocale : c’est la rapidité et la tranquillité.

Premièrement, c’est indispensable lorsque vous photographiez avec un boitier entièrement manuel.

Vous devez ajuster :

  • la vitesse
  • le diaphragme
  • la mise au point

Impossible de tout effectuer dans l’instant !

Donc, la seule solution consiste à prérégler tout ce qui est anticipable.

Ensuite, dans la rue avec mon appareil argentique, j’ai dans « l’œil » la lumière du moment.
J’arrive dans une partie un peu plus sombre, je refais ma mesure et modifie ma molette de vitesse.
Je ne touche pas mon diaphragme, vous comprendrez plus tard pourquoi.

La clarté apparaît plus intense.
Et hop !
Nouveau ajustement à l’aide des vitesses.

Vous allez me rétorquer que la scène peut très bien ne pas se passer à l’endroit utilisé pour le réglage.

Oui, tout à fait.

Je fais confiance à la tolérance de ma Kodak Trix. Elle encaisse énormément ce qui procure un net avantage en street photography.

Je capte le moment par réflexe et ensuite je modifie la lumière, si j’ai le temps.
La première image assure l’essentiel.

C’est le sens des préréglages !

La difficulté principale se situe lors de la mise au point.

Votre sujet peut se mouvoir à 1 m comme à 5 m.

Ce n’est absolument pas la même chose pour la netteté !

Si vous êtes calé à 1 m et que la petite mémé avec son chien dans une poussette arrive à 5 ou 6 m, vous avez toutes les chances de vous « vautrez » et être flou.

Le temps de réaliser le point elle aura tourné les talons.

C’est pourquoi, on utilise la capacité d’un objectif à offrir une large zone de netteté avec le réglage en hyperfocale.

Et avec l’autofocus ?

L’autofocus de mon boitier utilise une zone de 9 « petites cellules ».

Elle est située le plus souvent au centre ou bien légèrement décalée vers la gauche.

J’aime à positionner mon premier plan sur un bord.
Qui dit sujet déplacé, annonce une partie de la photo hors de l’autofocus.
En conséquence, un risque de non mise au point sur l’arrière plan.
Vous m’opposerez que la solution réside dans l’augmentation du secteur d’autofocus.

Oui.

Mais la mise au point apparaîtra un tout petit peu plus longue.
Si je veux insister sur le sujet en arrière-plan, je suis bloqué !
En effet, je perds beaucoup de temps à vérifier les valeurs dans le viseur.

La street photography a besoin d’un contexte et d’une situation.

En conclusion, cela devient beaucoup trop compliqué et bien trop lent en photo de rue.

Avec la zone autofocus, je n'aurais jamais eu le prmier plan net.

 

Avec la zone autofocus, je n’aurais jamais eu le premier plan net.

Là aussi, l’hyperfocale vient à notre secours.

Vous me suiviez toujours ?

On y va avec l’hyperfocale ou la « Zone focusing » (zone de netteté en bon français).

Au taf !

Hyperfocale : une profondeur de champ de malade !

Comme tout bon article de blog, on commence par une recherche sur le Larousse moderne : Wikipédia

Définition :

En optique et en photographie, la distance hyperfocale – souvent remplacée par le substantif hyperfocal – est une distance liée à la profondeur de champ qui peut être définie de deux manières légèrement différentes.

L’hyperfocale est la distance minimum à laquelle il est possible de faire la mise au point tout en gardant les objets situés à l’infini avec une netteté acceptable. La mise au point à cette distance permet d’obtenir la plus grande plage de netteté acceptable qui s’étend alors de la moitié de cette distance à l’infini1.

Pour une mise au point à l’infini, l’hyperfocale est la distance au-delà de laquelle tous les objets ont une netteté acceptable.

Elle dépend de la focale « f » utilisée, du nombre d’ouvertures « N » et de la limite angulaire de netteté « epsilon » ou du diamètre du cercle de confusion « c ».

Donc, c’est assez simple.

Hyperfocale en graphique

Pour résumer, la distance de mise au point (pour obtenir la distance hyperfocale) est obtenue en recherchant la plus petite distance de mise au point en gardant une netteté acceptable à l’infini.

Pour une même dimension de capteur, la focale, le diaphragme et le cercle de confusion influent sur la distance hyperfocale.

Bon à savoir lorsque l’on désire à tout va de grands capteurs :

Plus le format de la surface photosensible est grand, plus la focale de l’objectif est grande et plus la profondeur de champ est réduite.

Le cercle de confusion : késako

Si vous désirez réviser vos cours d’optique géométrique (elle apparaît loin ma jeunesse), vous pouvez vous y plonger avec délice. 😉

Vous avez trois heures !

Ensuite, je ramasse les copies.

En résumé pour le commun des mortels, cela correspond à la netteté voulue sur le tirage final.

Cette dernière doit tenir compte du format, de la distance à laquelle on regarde. Le pouvoir séparateur de l’œil vient y ajouter son grain de sel.

Zone Focusing

Cette expression anglo-saxonne se rencontre un peu partout et se retrouve entourée d’un parfum de mystère.

Pour commencer, pas d’inquiétude…

Tout le monde connait la « Zone focusing ».

C’est tout simplement la profondeur de champ.

C’est-à-dire la région avec une précision acceptable avant et après le point de netteté.

Du temps où les ordinateurs n’avaient pas infecté nos boitiers, on considérait qu’elle s’étendait 1/3 devant le sujet et 2/3 derrière celui-ci.

Depuis, les mètres et les pieds ont disparu de nos objectifs.

C’est beaucoup moins parlant.
En conclusion, il ne faut pas se prendre la tête avec cet anglicisme.

Voyage dans le temps

Commençons avec un objectif argentique d’ancienne génération, rien n’est plus simple.

La lecture de son objectif suffisait.

Je vous offre mon vieux 28 mm qui ornait mon Nikon FM2.

Tout d’abord, vous remarquez une échelle de distance en m et en pied.
Ensuite, un gros point noir et des petits tirets de couleur surplombent les diagrammes.

Sur l’exemple, le chiffre 22 arrive sous le point noir.

Cool, je suis ouvert à f/22.

Je peux tourner la bague pour positionner le « 16 » ou le « 11 » ou… comme je veux.

Au-dessus du gros point noir, la distance présentée se situe proche de 0,7 m. On va dire environ 0,8 m.

Mon réglage cible 0,8 m.

Maintenant regardez le 22. Il est orange !

Vous remarquez également des petits tirets de chaque côté du point noir et deux d’entre eux qui apparaissent en orange aussi.

Votre nez d’inspecteur Cluzeau vous gratouille.

Une relation existe entre la couleur orange du 22 et celle des tirets ?

Gagné !

Cela vous donne la zone de netteté.

Au-dessus de la division à gauche, vous découvrez 2 m.

Et coiffant celui de droite, vous obtenez 0,5 m.

En conclusion, votre mise au point s’étale de 0,5 m à 2 m pour une mise au point à 0,8 m.

Fastoche non ?

Même expérience avec f/11.

La couleur bleue est à l’honneur sur le chiffre 11 et sur les deux tirets.

Résultat : mise au point à 0,7 m et la mise au point s’étend de 0,6 m environ jusqu’à 1 m.

Tous à la manif !

En pratique, imaginez que vous photographiez au milieu d’une foule : une manifestation par exemple.

Vous n’allez pas faire des photos à 10 m. Vous êtes plutôt sur 1 à 3 m.

En vous calant sur une ouverture (f/11) et sur une distance de 2 m pour la mise au point, vous êtes net de 1 m à presque l’infini.

En conséquence, vous pouvez déclencher sans souci tout ce qui se présente à plus de 1 m sans ajuster la mise au point.

Cool non ?

Vers l’hyperfocale  tout doucement…

Sur l’exemple précédent, la mise au point se trouvait presque à l’infini d’un côté de l’objectif.

On touche presque à une distance particulière : l’hyperfocale.

Relisez la définition :

L’hyperfocale est la distance minimum à laquelle il est possible de faire la mise au point tout en gardant les objets situés à l’infini avec une netteté acceptable.

Imaginez que vous régliez parfaitement le tiret bleu au-dessus de l’infini.

L’autre tiret indique un peu plus de 1 m (1,2 m environ)

La mise au point se trouve un tout petit peu au-dessus de 2 m.

Miracle, vous découvrez l’hyperfocale !

Vous obtenez la plus grande distance de netteté possible avec l’infini d’un côté.

Baladez-vous où vous voulez, ne touchez plus au diaphragme et à la bague de mise au point.

Ne touchez plus à rien et concentrez vous sur les scènes de rue.

Donc, lors de la mesure de la lumière, la seule molette à manœuvrer reste celle de la vitesse.

Top !

Et coco, on est en 2020 et en numérique !

Je ne connais pas tous les boitiers numériques.

Je peux vous parler de mes deux Fuji pour les Canon, Nikon ou Sony, plongez-vous dans la notice.

Tous les appareils n’offrent pas cette option.

Concernant Fuji, le menu de l’écran ou de l’œilleton propose d’afficher une échelle de netteté.

Voilà comment se présente mon viseur : un cockpit d’Airbus.

Viseur du Fuji X100F

 

  • 19 : la focale utilisée 5.6
  • 16 : Échelle de distance. Ici la mise au point se situe au-dessus du point noir (environ 1,8 m).
    La petite ligne noire indique une zone de netteté possible entre 1,6 m et 2 m approximativement.

En mode manuel, en se calant sur F/8, vous manipulez la bague de mise au point jusqu’à ce l’extrémité droite du trait noir arrive sur le bord droit.

Résultat : vous obtenez l’hyperfocale, vous n’avez plus qu’à laisser parler les ISO et la vitesse.

Pfff, pas d’échelle de distance sur mon viseur.

Achetez un nouvel équipement !

Non, je plaisante…

Dans ce cas, vous allez avoir recours à un calculateur. Le web regorge de propositions.

J’ai une petite prédilection pour celui proposé par dofsimulator.net.

Remplissez les caractéristiques de votre appareil et de votre objectif, le site vous délivre tout ce que vous voulez savoir.

Extrait du site https://dofsimulator.net/en/

Le sujet apparaît à 2,20 m.

La zone de netteté commence à 0,85 m et s’étend jusque 5,92 m. C’est la fameuse « Zone Focusing ».

Baladez-vous et tout ce qui sera entre 1 m et 5,50 m environ sera net. Pas besoin de jouer du joystick.

La distance hyperfocale est de 3,46 m.

En positionnant le sujet à cette distance (3,46 m), on obtient la profondeur de champ maximale.

Graphique expliquant l'hyperfocale

 

Extrait du site https://dofsimulator.net/en/

Donc si vous ne possédez pas d’échelle de mise au point, notez cette valeur sur votre smartphone pour f/8 et f/11 par exemple.

Sur le terrain, réglez votre mise au point sur cette longueur et le tour est joué !

Vous allez me dire maintenant que vous ne détenez pas d’indicateur de distance en mètre sur votre boitier…

Je vais vous fourguer un petit truc que j’utilise avec mon Fuji car je reste un peu fainéant sur les bords.

Dans la rue, j’opère la mise au point sur un objet, un bout de trottoir, qui semble demeurer à l’éloignement que je désire.

Au pire je vérifie « à la louche », en comptant le nombre de pas. (Un pas moyen correspond à 70 cm pour un homme adulte et 60 cm pour une femme)

Vous commencez à trouver tout cela bien imprécis.

Tout à fait, mais dites-vous bien que la netteté ne s’arrête pas brutalement à 1,70 devant vous.
Ce ne sont pas des valeurs limites mais des zones où l’on considère que la netteté n’est plus acceptable.

Mets-toi à f/8 et soit là !

Je ne recours pas tout le temps à cette technique.

Premièrement, j’opte pour un objectif grand angle. Un 50 ou un 80 mm imposent de fermer énormément le diaphragme pour une profondeur de champ proche de moi.
Votre prise de vue prendra la vitesse d’un panda.

Deuxièmement, je l’utilise plutôt lorsque j’opère dans la foule et que je sais que mon sujet se trouvera décalé sur un bord.
Le détecteur AF de 9 zones au centre de l’œilleton ne va pas le repérer et va réaliser la mise au point sur l’enseigne du fond de la rue.

J’évite ainsi la perte de temps à manipuler mon joystick ou déplacer ma visée pour mémoriser le sujet.

St Petersburg Tramway

 

St Petersburg

Sur ce cliché (f/2, 1/60 sec à 400 ISO), la mise au point cible le tram et le premier plan apparaît flou.

À 3200 ISO, j’atteignais f/5,6.

Je pouvais espérer pénétrer dans la zone de netteté.

Mais ce n’est pas grave.

Elle me plait bien comme ça.

Pour reprendre la phrase de photographe du siècle dernier :

Mets-toi à f/8 et soit là 

En résumé, tu obtiens la plus grande profondeur de champ possible pour une vitesse correcte et occupe-toi essentiellement de trouver le cadrage et le moment et relire l’article sur les trois règles de la street photo.

Ne pas faire le boulet avec l’hyperfocale !

Mais attention, une erreur te guette !

Je suis passé par là aussi.

Ne pas vouloir monter dans les ISO.

En photographie de rue, le grain n’est pas un problème.

Je trouve même qu’il ôte cette impression métallique due au numérique.

Par temps sombre et pluvieux, il contribue agréablement à l’atmosphère du moment.

J’adorais la granulite de ma Trix trempouillée dans du D76.

Ne pas vouloir laisser libre cours à l’ISO impose que les vitesses se rallongent inexorablement.

Jusqu’à la rapidité d’un panda (toujours le même) qui se réveille.

Conclusion : le flou de bougé est assuré.

Mais pourquoi pas? C’est un type de photo qui a son intérêt.

Blouse blanche et tube à essai

Et si l’on testait ?

On y va ?

J’ai accompli une sortie par un temps de chien.

Il pleuvait à seaux !

J’ai limité mon boitier entre 200 et 400 ISO. J’ai calé mon diaphragme à f/8 afin d’obtenir une bonne profondeur de champ.

J’étais dans la plupart des cas branché sur l’hyperfocale.

F/8 400 ISO 1/20s

 

F/8 400 ISO 1/20s

Les données pour cette photo comme beaucoup d’autres demeurent à 400 ISO, f/8 et 1/20 sec.

Si vous vouliez une netteté au cheveu près, c’est raté.

Même si elle possède un certain charme, l’image est bougée.

Pour garder une vitesse compatible avec la volonté de maintenir une bonne netteté, la seule solution consiste à grimper en ISO.

F/8 3200 ISO 1/200sec

 

F/8 3200 ISO 1/200sec

Fuji monte relativement bien dans les fortes sensibilités.

Sur la deuxième photo prise, le boitier affiche 3200 ISO.

Franchement, sur ce type de cliché, cela ne représente aucun problème pour moi.

Sur un tirage 24X30, un léger grain va apparaître et accroîtra l’impression de basse lumière, de froid et d’hiver.

Tout ça… pour ça

Pour récapituler, le réglage sur l’hyperfocale est un nom bien compliqué pour un simple ajustement que tous les photographes connaissent.

La particularité est d’associer la limite de profondeur de champ sur l’infini.

Ainsi, pour une focale et un diaphragme donné, la profondeur de champ devient maximale.

Venant de l’argentique en manuel, j’utilise ce type de réglage lorsque je pressens que mon sujet, souvent décalé, ne se trouvera pas dans la cellule de l’AFS.

Je gagne en rapidité. Pas besoin de réaliser la mise au point du moment où je réside un peu plus loin que la limite la plus proche de moi (1.73 m à f/8 pour mon Fuji X100f).

La fameuse « Zone focusing »

« Zone Focusing » ou « zone de netteté » demeure l’arme absolue dans les foules lorsque vous photographiez les poils du nez !

Dans l’exemple, sur une mise au point à 2,20 m, vous vous baladez à f/8 et tout ce qui entre dans la fourchette de 85 cm à presque 6 m est net.

Vous n’avez besoin que de ça et vous concentrez sur le sujet et la composition.

Bordeaux

 

Bordeaux

Pour les novices en argentique, maintenant les signes cabalistiques arborant nos vieux objectifs ont une signification.

Le réglage de l’hyperfocale ou la connaissance de la zone de netteté se réalise en un tour de main et vous dégage des difficultés de mise au point.

En numérique, tout le monde ne possède pas d’une échelle de distance dans son viseur.
Pas de problèmes !

Calculez les valeurs pour un ou deux diaphragmes et notez-le sur votre smartphone.
Effectuez la mise au point en manuel à cette longueur.

Vous ne disposez pas de l’éloignement en m ?

Vous pouvez toujours dégoter une possibilité pour l’estimer.

C’est déjà pas mal, non?

Maîtrisez l’hyperfocale, ce n’est pas tout !

Il faut que vous testiez.

Les habitudes ont la vie dure.

Prendre des photos sans manipuler la mise au point va vous choquer durablement.

Il faudra certainement deux ou trois sorties pour que vous vous concentriez sur la composition.

Vous serez étonné de la rapidité de réponse avec laquelle vous réagissez.

La solution est solide.

Elle a été utilisée par l’industrie de la photo !

L’apparition de pellicule sensible avec un grain acceptable permet l’éclosion des appareils jetables.

Très simple, sans réglages, la focale se trouvait aux environs de 28 mm avec une focale supérieure à f/8.

Cette combinaison offrait une profondeur de champ de 1 m à l’infini.

La seule contrainte résidait dans le manque de lumière en intérieur.

Des millions d’appareils photos ont été et sont toujours commercialisés.

Ça fonctionne !

Alors maintenant à l’action !

Et partager vos expériences ou vos petits trucs en commentaire. C’est en participant que l’on peut s’améliorer.

Et allez faire un petit tour sur l’article ci dessous !

4 commentaires sur “Les secrets de l’hyperfocale.”

  1. Effectivement j’ai visionné cette vidéo et enfin compris pourquoi chez Fuji selon que l’on choisisse “base de pixels” ou “format film”, l’échelle de profondeur de champ est très différente. Perso, je sélectionne toujours “format film”, mais ce qui me tracasse le plus c’est qu’en mode manuel, même si je ne touche pas (ou à peine) à la bague de mise au point, cette dernière “bouge” pas mal entre deux clichés. Comme j’utilise depuis longtemps l’hyperfocale en photo de rue (pour les raisons que tu mentionnes) je suis souvent gêné (je reste poli…) par ces changements intempestifs qui pourrissent la netteté de mes images. ET je suis loin d’être un maniaque sur ce terrain-là ! Y a-t-il le même phénomène sur ton X100F ?
    Par ailleurs, je me sens un peu moins seul quand je me perds dans les menus du Fuji si je ne suis pas allé farfouiller depuis un certain temps à l’intérieur.
    Un grand merci pour tes notations, remarques et articles toujours sympathiques et intéressants. Bonne soirée.
    AG

    1. Bonjour,
      Pour le changement de mise au point, j’ai eu quelquefois le même problème.
      J’ai d’abord pensé à une mauvaise manipulation lorsque je mets mon boitier dans ma poche.
      Ensuite, j’ai porté attention à ne pas appuyer par inattention sur la touche AEL AFL.
      Depuis, le cas se présente assez rarement.

      Concernant les méandres du menu du Fuji, faire une remise à zéro et re programmer ses réglages régulièrement le matin au café m’a beaucoup aidé.
      Cela me fait penser que je ne l’ai pas fait depuis quelques semaines…
      Belle journée

  2. Bonjour, bravo pour cet article (et aussi le précédent et les autres) ! Moi aussi, j’utilise souvent l’hyperfocale sur mon Fuji (XT) qui a le même type d’écrant que ton Fuji X100. Je constate que les données sur le boitier ne correspondent pas vraiment à celles fournies par les applis du type de celle que tu préconises. Pour un même réglage, bien entendu. Pas grave, mais la différence est souvent assez importante, je ne comprends pas pourquoi. Une idée ?

    1. Tu as une vidéo https://www.youtube.com/watch?v=qMzYSMbCkas qui explique la chose.
      Fuji cherche une netteté au pixel près !
      D’où la différence avec des calculateurs.
      Mes cours d’optique sont assez loin maintenant, mais je pense que cela revient à avoir un cercle de confusion plus précis.
      Personnellement, j’utilise dans le menu AF/MF ; “Echelle de profondeur de champ” la valeur “Base du format de film” comme dans le temps.
      Belle journée

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