
Le cadrage en Street Photography
Pourquoi rate-t-on ses compositions en photo de rue ? Découvrez comment le fonctionnement de l’œil influence votre cadrage et 3 exercices pour ne plus oublier les bords de l’image.
Ou
Pourquoi apprendre à regarder change tout
Dernièrement, je lisais sur le magazine en ligne Blind, un article sur le photographe Stephen Shore.
Jeune, il fit une découverte qui allait changer sa composition photographique :
« Un appareil photo ne pointe pas vers le monde mais le cadre. » Stephen Shore
Et me voilà en arrêt devant cette phrase tel un chien de chasse ayant reniflé une perdrix !
Pourquoi ?
Parce que je trouve qu’elle s’applique particulièrement bien au cadrage en street photography et explique, en même temps, la problématique de l’utilisation du zoom.
En effet, ce dernier est un as pour pointer vers le sujet en oubliant quelquefois de cadrer l’ensemble de la scène.
Je m’explique.
Vous êtes dans l’espace public, vous repérez un homme à l’attitude ou au style intéressant.
Ni une, ni deux, votre boîtier se colle à votre œil.
Inévitablement, sans vous en rendre compte…
vous zoomez, afin d’apprécier tous les détails du bipède dans votre oculaire !
Vous vous concentrez sur les petits carrés de l’autofocus, pile-poil sur l’œil du sujet.
La personne est bien visible ?
Ok.
Clic-clac Kodak, c’est dans la boîte !
Et le cadre dans tout cela ?
Ben, il passe un peu aux oubliettes.
Vous n’avez pas remarqué la poubelle, le fil électrique ou la voiture blanche qui cassent votre composition. Sans oublier le déséquilibre de l’image, l’absence de lignes directrices ou tout simplement un arrière-plan malvenu qui vous exploseront au visage lors de l’editing.
En clair, c’est une photo « presque réussie » ou « un peu ratée ».
Je vous rassure, cela n’arrive pas qu’aux possesseurs de zoom, les aficionados des focales fixes sont tout aussi concernés !
Pour bien saisir la nuance entre pointer et cadrer, rien de tel qu’une démonstration par l’ombre et la lumière.
Le problème ?
Vous imaginez cadrer, alors qu’en réalité, vous ne regardez pas l’image entière.
Pourtant, le secret pour progresser est là : vous devez cadrer et non pointer un sujet.
Pourquoi regardons-nous aussi mal lorsque nous cadrons ?
Comment apprendre à voir pour décider du cadre avant de déclencher ?
C’est la question qui m’a tarabusté durant les dernières vacances de Noël.
On a les vacances que l’on peut…
Alors pourquoi est-ce si important de régler ce problème de cadrage approximatif ?
Voyons cela…
Si vous n’avez pas le temps de tout lire maintenant, voici ce qu’il faut retenir pour avancer :
Le piège biologique : Notre œil ne voit net que sur une zone minuscule (la fovéa). En photo, cela crée un « effet tunnel » qui nous fait oublier le reste du cadre.
Pointer n’est pas cadrer : Le photographe débutant vise le sujet ; le photographe un peu plus avancé construit d’abord un environnement et y intègre son sujet.
Le secret des pros : Comme les pilotes de F1, apprenez à utiliser votre vision périphérique comme un radar pour détecter les éléments parasites (poubelles, poteaux) et les lignes directrices.
L’exercice clé : Pratiquez le « scan des 4 coins » du viseur pour transformer un cadrage subi en une composition voulue.
La photo de rue impose une concentration à toute épreuve pour lire l’environnement urbain, de la vitesse et peu de corrections à posteriori.
Les règles de composition photographique comme la célèbre règle des tiers, la spirale de Fibonacci ou le nombre d’or, vous les connaissez.
Très bien.
Mais les visualiser dans le viseur lorsque le tumulte de la rue vous emporte, c’est une autre histoire.
Vous avez tellement de choses à penser !
Régler ou vérifier la vitesse, le diaphragme, la netteté…
Une fois que tout cela semble OK, vous déclenchez et vous avez oublié le cadre.
Le pauvre ne correspond à aucun indicateur dans le viseur, à part peut-être les 4 petites lignes des tiers incrustées sur certains écrans.
Votre inconscient vous rassure : « Si un problème se présente, je rectifierai le tir en post-traitement ».
Ce n’est pas pour rien que l’on nous vend des boîtiers avec 60 ou 100 millions de pixels !
Avec un grand-angle de 28mm et une telle résolution, on se dit :
« Adieu les problèmes de composition, je n’ai qu’à recadrer dans l’image ».
Et la retouche IA ?
Ce n’est pas fait pour les chiens !
Idéal pour faire valser les poubelles, les fils électriques et autres voitures blanches d’un coup de pinceau magique.
Malheureusement, il y a ce personnage sur le bord de l’image qui est coupé à moitié.
C’est dommage, en entier il aurait fermé admirablement la photo de cette rue.
Ça va être chaud de l’imaginer avec de l’IA !
Et puis, est-on encore dans la street photography avec des retouches qui inventent le réel ?
La photo de rue est aussi une mémoire pour demain. Les poubelles, les voitures, les fils électriques font partie de notre époque et méritent de rester dans nos images.
À nous de les intégrer intelligemment dans le cadre plutôt que de les effacer ou de bricoler des personnages.
Le photographe expérimenté le sait et vous aussi : une image forte se décide au moment du shoot.
Pour améliorer son cadrage et ses compositions, il n’y a pas de secret : il faut d’abord comprendre comment on regarde.
Vous me suivez toujours ?
Allez hop, on plonge dans les secrets de notre vision !
Petit avertissement : je ne suis pas ophtalmologiste ni neurologue. Je vous propose une vision simplifiée du fonctionnement de l’œil avec son lot d’approximations pédagogiques. Si vous voulez creuser, je vous ai mis la liste des sources scientifiques en fin d’article.
Pour comprendre pourquoi votre cadrage vous échappe, il faut scinder ce chapitre en trois concepts clés :
– La vision fovéale (le « zoom » de l’œil)
– La vision périphérique (le grand-angle)
– Les saccades (le balayage)
Gardez bien ceci en tête : ce n’est pas votre œil qui voit, c’est votre cerveau.
Et oui, il faut toujours qu’il la ramène, celui-là !
L’œil explore, le cerveau assemble.
Votre rétine, comparable au capteur de votre boîtier, est tapissée de millions de cellules appelées « photorécepteurs ». Ces petites bêtes transforment la lumière en informations nerveuses.
Il en existe deux types : les cônes et les bâtonnets.
(Non, rien à voir avec les glaces…)
La fovéa est une toute petite zone au centre de la macula, saturée en cônes. C’est le seul endroit où l’on voit parfaitement net.
Vous voulez « voir » votre fovéa ?
Faites ce test : tendez votre bras et levez votre pouce.
La zone nette de votre vision ne dépasse pas la taille de votre ongle. C’est là que les cônes travaillent à fond.
Le reste ?
C’est le flou artistique.
La vision fovéale est un peu comme une lampe torche dans une pièce sombre. Au-delà du cercle éclairé, on ne distingue plus grand-chose.
C’est là que le photographe de rue commence à se mettre en danger visuel.
C’est la partie de la rétine qui détecte tout ce qui bouge. Tout ce qui se passe en haut, en bas et sur les côtés de votre pouce est son royaume.
Cette zone est remplie de bâtonnets. Ils ne sont pas fortiches en précision, mais votre cerveau s’en sert comme d’un système d’alerte.
Dès que les bâtonnets détectent un changement de contraste ou un mouvement, ils préviennent le patron (le cerveau) :
« Hé, mate un peu là-bas ! »
C’est exactement ce qui se passe quand vous approchez d’une personne captive de son téléphone : elle vous « sent » arriver sans vous regarder directement.
Ses bâtonnets l’ont prévenue.
Comme la zone nette (la fovéa) est minuscule, elle est incapable de saisir une scène de rue en un seul bloc.
Pour compenser, l’œil doit bouger constamment. Il réalise de petits sauts très rapides appelés « saccades ».
On parle d’environ 3 déplacements par seconde !
Votre cerveau orchestre ensuite l’intégration de ces « instantanés » fovéaux pour vous donner l’illusion d’une image stable et complète.
C’est un exploit d’ingénierie biologique, mais c’est aussi là que le piège se referme sur votre composition.
Plongeons sous le capot : voici comment la fovéa et la vision périphérique collaborent pour construire votre perception du monde.
Dans les faits, votre zone de netteté réelle est bien plus restreinte que ce que votre cerveau vous laisse croire.
Analysons votre comportement quand vous vous focalisez sur un sujet à travers l’oculaire.
Reprenons notre bonhomme au look sympa.
Vos bâtonnets (périphériques) ont détecté sa présence. Votre cerveau envoie la fovéa (les cônes) au boulot pour analyser le personnage.
Le personnage est intéressant et mérite une photo.
Et hop, l’appareil photo est vissé à l’œil.
Vous êtes désormais « vissé » sur le bonhomme comme un missile sur la tuyère d’un avion ennemi.
Un petit coup de zoom pour apprécier les détails du costume…
Et c’est le drame.
Comme votre attention visuelle est concentrée à 100% sur la netteté du sujet central, votre cerveau cesse d’intégrer les informations des bords du cadre.
C’est ce qu’on appelle la cécité d’inattention.
Vous n’avez pas « oublié » de regarder la poubelle ou le fil électrique : votre cerveau a tout simplement décidé que ces informations n’étaient pas prioritaires.
Résultat ?
Une photo « presque réussie » ou « presque ratée », gâchée par un environnement non maîtrisé.
Heureusement, en street photography, un deuxième déclenchement plus calme permet souvent de corriger le tir.
Mais pour y arriver, il faut changer de méthode de balayage.
Vous me suivez toujours ?
Alors mettez votre casque !
Je vous emmène dans l’univers des sports mécaniques pour découvrir comment les pilotes, eux, gèrent ce problème !
Imaginez-vous au volant d’une F1.
Je vous avais bien dit de mettre un casque !
À plus de 300 km/h, si vous regardez le bout de votre nez (ou de votre capot), c’est un voyage dans le décor assuré.
Les sportifs de haut niveau, comme Fernando Alonso, travaillent sans relâche la qualité et la rapidité de leur champ visuel.
C’est déterminant pour repérer et anticiper les dangers dans leur environnement proche tout en restant focalisés sur une trajectoire lointaine.
Pour gagner, ils doivent dissocier leur position immédiate de leur destination future.
En sport mécanique, la vision centrale (notre fovéa) sert à viser avec précision l’apex d’un virage, tandis que la vision périphérique surveille les concurrents et les limites de la piste.
Fernando Alonso s’entraîne notamment sur une machine appelée le Batak Challenge.
Le principe ?
Des cibles lumineuses s’allument de manière aléatoire tout autour de lui.
Concentré sur un point central, il doit les éteindre le plus vite possible.
En faisant cela, il développe sa réactivité périphérique et ses réflexes. Regardez par vous-même :
Leçon pour nous : Si Alonso ne regardait que le point devant lui sans utiliser ses bâtonnets, il raterait le moment où une fenêtre s’ouvre pour dépasser.
Si vous ne regardez que votre sujet sans surveiller les bords de votre viseur, vous finissez avec une poubelle dans votre composition ou une composition à la poubelle…
Saviez-vous que voir n’est pas un réflexe passif, mais une prédiction permanente du cerveau ?
Si vous pratiquez le trail ou la course en montagne, l’importance de la vision est vitale pour ne pas s’étaler de tout son long.
« La vision n’est pas une caméra. C’est une prédiction permanente du cerveau sur ce que l’œil capte. » – Stephen L. Macknik
Le neurologue Lionel Naccache explique que notre cerveau réalise un véritable « cinéma intérieur ».
Sur un sentier escarpé, il fait un montage en temps réel : il efface les détails inutiles pour ne garder que l’essentiel (la racine traître ou la pierre stable).
Cette gestion du regard est une stratégie d’économie d’énergie. Le cerveau reçoit un flux continu d’informations qu’il doit analyser. Comme cela prend du temps et de l’énergie, il passe au second plan tout ce qu’il juge « non important ».
C’est là que le bât blesse pour nous !
Dans la rue, quand nos pensées vagabondent, notre cerveau n’est pas « en mode photo ».
Feignasse !
Il se laisse embarquer sur vos soucis de boulot ou votre liste de courses. Il élimine tout ce qui n’est pas utile à vos pensées du moment.
Les images potentielles sont littéralement invisibilisées par votre propre système nerveux.
De même, derrière votre œilleton, vos neurones se focalisent sur l’attitude de votre sujet au look sympa (Est-il bien placé ? Est-il net ?).
Votre cerveau, par souci d’économie, occulte le reste du cadre.
Mais alors, si notre cerveau triche en permanence, peut-on vraiment parler de composition maîtrisée sur le terrain ?
Vous maîtrisez certainement votre grammaire visuelle. Le nombre d’or, la spirale de Fibonacci ou la règle des tiers n’ont plus aucun secret pour vous.
Ces aides ne sont pas arbitraires.
Des études d’eye-tracking (ces petites caméras qui scrutent votre œil pour déterminer comment vous lisez un tableau) confirment que ces structures permettent de hiérarchiser l’information.
En clair : dans le chaos d’une photo, ces règles dirigent le regard du spectateur pour transformer un désordre urbain en quelque chose de compréhensible et d’harmonieux. Votre attention est captivée par cette structure invisible.
Pourtant, une fois sur le terrain, je vous mets au défi d’appliquer la spirale de Fibonacci en plein mouvement !
Le problème est avant tout biologique. Nous l’avons vu : notre système visuel traite des saccades oculaires extrêmement brèves (entre 20 et 200 millisecondes).
Dans l’urgence de l’espace public, lorsque vous visez, calculer une proportion de 1,618 (nombre d’or) est tout simplement impossible. Votre charge cognitive est déjà saturée par le sujet, la lumière et la mise au point.
La seule règle qui survit à l’instantanéité reste la règle des tiers, car elle est souvent le seul guide visuel intégré à votre viseur. Et encore… pour beaucoup d’entre nous, ces repères servent surtout de signal d’alarme pour ne pas centrer le sujet « plein milieu de la pastille » !
Tenter d’appliquer des compositions complexes en une fraction de seconde bride votre réactivité face à l’instant.
En pratique, ces règles sont surtout des outils d’analyse a posteriori et de postproduction. Dans Lightroom, elles permettent de valider une option de recadrage pour renforcer l’impact visuel.
Le petit truc : Dans Lightroom Classic, menu « développement », outil « recadrage », utilisez la touche O (et Maj+O) pour faire défiler les différentes incrustations (tiers, spirale, triangle).
L’idée générale, pour rester dans la dimension biologie de l’œil, est de diriger la fovéa du regardeur de la photo vers le point d’intérêt avec des lignes directrices ou/et de trouver un équilibre des masses.
Dans la rue, l’intention et la prévisualisation priment.
Avec l’expérience et la culture visuelle (bouquins, expositions), cette géométrie finit par « entrer » dans votre œil.
Vous finissez par ressentir la bonne composition plus que vous ne la calculez. Vous devez d’abord capter ce qui fait sens dans la rue avant de chercher à y accrocher une structure rigide.
En somme, la vision doit précéder la méthode : le cadre se décide avant la règle.
Une fois que l’on comprend que notre regard est programmé pour « pointer » des détails, tout l’enjeu est d’apprendre à s’en détacher pour « cadrer ».
Intéressons-nous à la maitrise de la périphérie…
En tant que street photographer, vous savez que la précipitation est l’ennemie du cadrage.
Dans mon ancien métier, un proverbe disait :
« Si un agent court, c’est qu’il a fait une connerie, ou qu’il va en faire une… »
En photographie, c’est exactement la même chose !
Une des trois règles d’or de la photo de rue (que je détaille dans cet article ) consiste à savoir « attendre le client ».
Pour y parvenir, votre meilleur outil n’est pas votre viseur, mais votre vision périphérique.
Alors que votre fovéa se concentre sur les détails, votre périphérie traite les informations de manière globale. Elle détecte les mouvements et les contrastes avec une rapidité fulgurante, agissant comme un véritable radar visuel.
Anticiper, c’est d’abord choisir son décor et « construire » l’image avant même que le sujet n’y entre.
C’est ce qu’on appelle la prévisualisation.
Prenez le temps de surveiller les lignes directrices (bordures de trottoir, ombres portées, lignes de fuite) qui structurent l’espace et guident naturellement l’œil du spectateur.
Analysez vos arrière-plans, repérez les zones de passage où la lumière et la géométrie créent une « image potentielle ».
En vous plaçant à l’avance, vous stabilisez votre « cinéma intérieur ». Vous pouvez alors garder toute votre attention visuelle sur le quidam qui s’approche, car le cadre, lui, est déjà « verrouillé » dans votre esprit.
Laissez-moi vous raconter une expérience personnelle.
Ce jour-là, je couvrais les cérémonies du 11 novembre.
Comme les officiels et la fanfare étaient déjà mitraillés par tout le monde, j’ai préféré me concentrer sur les spectateurs.
Je tournais autour de la cérémonie, « la tête vide », laissant mon radar faire le travail.
Soudain, ma vision périphérique est attirée par une lumière inhabituelle sur une fenêtre en rez-de-chaussée.
Immédiatement, mon cerveau dirige ma fovéa vers ce point : une scène intéressante, mais il manquait quelque chose pour équilibrer la composition.
Au tour suivant, je repasse devant cette même fenêtre.
Miracle : trois ombres de spectateurs viennent se découper parfaitement dans le cadre.
En laissant mon regard courir d’un endroit à l’autre, il finit par trouver quelque chose…
Maintenant voyons comment un maitre du cadrage procède et l’aspect intuitif de sa démarche.
L’histoire est racontée par Pierre Assouline et Martine Franck, son épouse.
Cartier-Bresson et son épouse sortaient d’un restaurant et parlaient de choses et d’autres.
Au passage devant cette scène, HCB leva son boitier et sans s’arrêter et en continuant sa conversation , il déclencha.
Martine Franck n’avait rien remarqué !
L’œil absolu !
Dans cette scène à Simiane-la-Rotonde, on peut imaginer 4 cadrages :
Le pointage instinctif : Au départ, la fovéa se verrouille sur les enfants au premier plan. C’est le « sujet ».
Si l’on s’arrête là, il en manque !
L’exploration périphérique : Ses bâtonnets détectent alors le mouvement du chien. Le cerveau commence à assembler une autre scène.
Il en manque toujours.
Le cadrage final : Le génie de HBC est d’avoir reculé son cadre pour inclure cette affiche à droite. Elle n’est pas le sujet, mais elle « ferme » la composition et équilibre tout le chaos de la scène.
En street photography, l’appareil ne doit capter qu’une intention déjà mûre : vous devez agencer le chaos avant d’en rapporter une image.
(Elle est un peu pompeuse cette phrase, non ? Mais vous voyez l’idée !)
Vous n’aurez pas le temps d’imaginer la règle des tiers ou autres. La totalité de la scène doit être prise en compte d’un seul coup d’œil.
Maintenant que vous avez compris le principe du « radar à photo », comment allons-nous passer à l’entraînement ?
Vous me suivez toujours ?
Car maintenant, on passe à la pratique !
Vous ne regarderez plus jamais votre viseur de la même manière.
Vous avez maintenant les clés pour dompter votre œil et scanner votre cadre avec un scalpel !
Pour aller plus loin, récupérez le guide sur la street photography.
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La street photography, de son histoire à l’editing, en passant par le droit à l’image.
Tout pour débuter…
Nous y sommes.
Vous l’aurez compris, le secret d’une bonne composition en street photography ne se cache pas dans le dernier boîtier à la mode ou dans un objectif hors de prix.
Le problème n’est pas :
– Votre matériel : Un capteur de 100 millions de pixels ne cadrera jamais à votre place.
– Votre objectif : Le zoom n’est qu’un outil ; c’est votre regard qui « pointe » au lieu de « cadrer ».
– L’absence de règles : Connaître la règle des tiers ne sert à rien si votre cerveau occulte 80 % de l’image par pure économie d’énergie.
Le vrai levier de progression est biologique et mental.
Pour réussir ses photos de rue, il faut apprendre à court-circuiter les réflexes de notre cerveau et entraîner son œil avant même de poser le doigt sur le déclencheur.
À vous de jouer !
La prochaine fois que vous sortirez votre boîtier, ne vous précipitez pas.
Souvenez-vous d’Alonso, plissez les yeux pour voir les masses, et scannez vos bords de cadre comme si votre survie en dépendait.
Acceptez les échecs : ils ne sont que la preuve que votre vision périphérique s’affine.
Prenez du plaisir à maîtriser votre cadre dans votre esprit avant de le figer sur le capteur.
La street photography est une école de la patience et de la conscience.
Au fait, quel est l’élément « parasite » qui s’invite le plus souvent dans vos cadres sans prévenir ?
La poubelle jaune, le fil électrique traître ?
Dites-le moi en commentaire, on se sentira moins seuls !
Un grand photographe français a en horreur les voitures blanches et les sacs Quechua !
On en parlera un jour devant une bière…
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Sources
Pour aller plus loin dans la compréhension du regard, voici les quelques-unes des sources et lectures qui m’ont aidé à rédiger cet article :

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Le moment décisif débarque, c’est à ce moment là que l’on se mélange les pinceaux avec le Fuji x100f. Tous mes réglages pour être prêt !
Vous allez recevoir un email avec un lien de téléchargement et d'autres articles.
Merci pour ce tour d’horizon qui met précisément en évidence ce que je constatait avec impuissance parfois, merci de m’avoir redonné un cadre !
Un excellent article. Le sujet traité est essentiel et bénéficie d’une synthèse de qualité qui le simplifie sans le dénaturer. La forme attrayante donne envie d’aller plus loin en le mettant en pratique. Une formation de qualité qui commence en connaissant bien les travers, les difficultés, de la photo de rue et les défauts des photographes dans l’exercice de cette discipline. Il n’y a plus qu’à s’entraîner pour se corriger. C’est sûrement mon cas. Un grand merci pour cet article, ce cours.