Osez rallumer votre vieux flash
Bon, on a bien avancé, non ?
Si vous êtes arrivé jusqu’ici, bravo.
Je dois admettre que je suis un maître de la digression…
Mais vous avez remis les mains dans la formule du nombre guide, et vous voyez probablement le vieux flash de tonton Robert d’un autre œil.
Alors faisons un petit récap.
Je vous ai raconté l’histoire qui m’était arrivée : un mariage, un boîtier qui fait tout sauf la vaisselle, une grosse angoisse de ne pas avoir assez de lumière.
Un flash, oublié depuis des années, qui revient pour aider comme un vieux pote qu’on n’avait pas appelé depuis longtemps… mais qui répond présent.
Ensuite, nous nous sommes essayés aux formules mathématiques.
La formule magique : NG = D x f.
NG = le nombre guide que l’on trouve dans la documentation.
D = la distance sujet
F = l’ouverture utilisée.
Simple.
Claire.
Efficace.
Vous connaissez le nombre guide de votre flash (ou vous le retrouvez).
Vous estimez la distance à votre sujet.
Vous déduisez votre ouverture.
Cela ne tombe pas juste ?
Privilégiez toujours en peu moins d’expositions en vous éloignant de votre sujet, en fermant un peu plus votre ouverture ou en le dirigeant un peu vers le haut si la tête est mobile.
C’est le tour de main consistant à « casser » l’éclair du flash.
Pas besoin d’IA ou de menus planqués dans trois niveaux de votre boîtier.
Et puis nous avons vu qu’avec cette formule, vous pouviez adapter votre flash à de nombreuses situations :
- en intérieur avec une lumière pourrie,
- en portrait pour donner du peps à un visage,
- ou pour vous amuser à recréer des effets avec un bonbon coloré en guise de gélatine.
On a même parlé ISO.
Parce que oui, le nombre guide évolue avec la sensibilité.
Une histoire de √2, soit 1,414, pour passer NG de 100 à 200 ISO, le nombre guide est multiplié par √2.
Bref, nous avons redonné vie à un outil que beaucoup considèrent à tort comme obsolète.
Ce n’est pas un vélo de course ou le dernier VTT passe-partout mais il peut dépanner…
De plus, comme pour une vieille bécane, c’est plutôt sympa de mettre un peu les mains dans la graisse et le cambouis.
Alors, qu’est-ce que vous attendez ?
Ouvrez votre placard.
Allez chercher ce vieux flash qui dort depuis vingt ans.
Piles neuves.
Repérez votre chat.
Et feu, pour quelques essais et légères adaptations.
Par exemple :
Une pièce un peu sombre, le chat à 2 mètres.
Calcul
Shoot
Regardez ce que ça donne.
Ajustez d’un 1/3 ou 2/3 de diaphragme.
Et surtout… amusez-vous !
Parce qu’en photo, on oublie trop souvent que le plaisir de bidouiller, de chercher, de se planter (et de recommencer), c’est aussi ce qui fait le plaisir.
Et le meilleur dans tout ça ?
C’est que vous n’avez pas besoin de claquer 400 balles dans un nouveau matos.
Alors allez-y !
Au fait…
Et je ne vous ai pas parlé du mariage ?
Ai-je utilisé le flash ?
Ben non…
Il faisait grand soleil et la salle de la mairie possédait de larges et hautes fenêtres.
La secrétaire de mairie, qui doit avoir l’habitude, tira en grand les rideaux et alluma toutes les lumières.
Je vous montre une photo du mariage ?

Voilà, on me demande de faire des photos de mariage et je pars en vrille…
Comme d’habitude…
Top, justement je cherchais une solution pour me servir de mon flash torche Metz que j’adorais en argentique
je vais tester
Merci