
Les secrets de l’hyperfocale.
L’hyperfocale est particulièrement efficace en street photography.
Mais comment le régler en argentique et en numérique ?
Ses avantages et quand l’utiliser ?
Les erreurs à éviter…
Je ne trouve pas de sujets… je ne sais pas quoi photographier…
Comment trouver l’inspiration photo lorsque l’on circule dans la rue ?
Combien de fois a-t-on pu voir ou entendre ce genre de remarque ?
Loin de moi l’idée de donner des conseils du type : il faut faire ceci ou cela. J’ai plus envie de partager mon expérience, mes erreurs, mes réussites et surtout le plaisir de faire de la photo de rue comme un style de vie, de liberté.
Ce blogue essaye de raconter la petite histoire derrière chaque photo. La manière dont j’y suis parvenu. L’idée qui a émergé, le point qui m’a touché. Je cherche à assembler et rapprocher les images. Des thèmes naissent et renforcent l’inspiration photo lors de mes balades.
La photo de rue c’est la liberté de s’échapper du quotidien. La pratiquer ferme son esprit aux problèmes et ouvre son œil aux autres pour trouver l’inspiration.
Ce n’est pas un type d’appareil ni une focale particulière. C’est le boitier qui est là au moment où l’on en a besoin, où l’inspiration surgit. Cela peut être un Blad, un Leica, un smartphone ou un argentique jetable.
Peu importe. Il doit être là, avec toutes ses contraintes de focale, de diaphragme, d’encombrement. J’ai testé plusieurs formules de l’iPhone au Blad. Toutes sont bonnes, elles doivent vous correspondre.
Un point c’est tout.
Il n’y en a qui sont juste plus lourdes que les autres !
De toutes les façons, sur un sujet, on trouve toujours une excuse lorsque l’on ne trouve pas l’angle.
Je n’ai pas la focale.
Il me faudrait un zoom.
J’ai un problème de vitesse…
Il y aura toujours une excuse et le sac à dos va s’alourdir proportionnellement à l’allègement du porte-monnaie.
Le temps de sortir le bon zoom, le bon objectif; le sujet s’enfuit. On perd de sa liberté.
En ce moment, j’utilise un petit numérique à focale fixe toujours dans la poche de ma veste ou de mon pantalon. Je vois régulièrement des clichés qui nécessitent de longues focales, je passe mon chemin. Tant pis. La liberté a un prix.
Je vis ma vie avec cet appareil.
En allant au boulot, l’air est agréable. La brume envahit la ville. Je pars avec un peu d’avance, et je m’arrête près de la Garonne juste pour profiter du lieu. Un réverbère, une lumière, des passants, deux ou trois photos, j’ai rempli ma journée, ouvert mon œil loin des problèmes. C’est une manière d’appréhender la vie, de se la réapproprier.
Pourquoi ne pas le dire : une manière de vivre.
Plus généralement, j’ai instauré un rite, un espace. Je pars avec mon appareil dans la main (c’est hyper important de l’avoir dans la main) pour une promenade à travers les rues durant plusieurs heures le samedi et le dimanche. Je dois faire 5 ou 6 km maximum.
Plutôt le matin.
J’arpente les rues à la découverte d’un lieu ou plutôt d’un quartier.

Dans le cas présent, j’en avais assez de faire le centre de Bordeaux.
J’avais plusieurs photos sur l’environnement de la Garonne et j’avais envie de voir de l’autre côté, sur l’autre rive.
L’espace Darwin m’attirait.
J’y suis allé à pied, à travers les quartiers, les immeubles modernes, les ensembles hyper protégés du coin. Le chemin est presque plus important que la destination.
Le contraste saute aux yeux.
Darwin et son enveloppe sociale, « libertaire » contrastent avec les logements qui le ceinturent derrière des murs de protections, des barrières et des caméras de surveillance.
Je passe devant l’immeuble de Sud-Ouest, véritable vaisseau face à la rive et à Bordeaux. Le lieu semble fermé sur l’extérieur, replié sur lui-même et ses certitudes de puissance.
J’utilise l’editing photo pour trier et classer mes photos. Un thème sur l’architecture est apparu, Meriadeck ici et là.
J’observe les surfaces vitrées fermées reflétant le ciel, je tente de composer.
Pas grand-chose. Peut-être que le reflet d’une grue déformée par les vitres peut faire une idée de cliché. Un peu plus loin, je vois les lettres de Sud-Ouest sur le bâtiment écrites sur plusieurs plans.
Étonnant !
Je tente de trouver l’angle. Je tourne, m’éloigne, m’approche, repars, je ne trouve rien, c’est sombre. Il faudrait un curé en trottinette pour qu’il y ait un intérêt, et cela ne semble pas être le repaire du clergé.
J’arrive sur le coin de l’immeuble. Un décrochement casse l’angle. Je suis dessous. C’est imposant.
On est sur un classique de la photo d’architecture (j’ai déjà utilisé ce type d’angle de prise de vue ici par exemple).
Je veux être parfaitement aligné, géométrique : 4 prises de vues. Celle que je vous présente est la troisième photo de cette rue. Tourner autour du sujet m’a permis de trouver l’inspiration.
Vous l’avez compris, faire des photos de rue est inhérent à ma manière de vivre.
Quel que soit le lieu, une personne, dans le tram, à la maison, je ne me bride pas si un sujet se présente.
Je ménage des espaces de liberté par des promenades solitaires.
Je prends le temps d’aller au travail ou d’en revenir à pied. Même lors d’une réunion au boulot ! L’iPhone est là.
Le panneau derrière mon bureau regorge de photos de mes collègues. Cela attire toujours des regards intéressés et une attention particulière lorsque je joue avec mon portable en réunion.
De mon expérience, le plus difficile est de vider son esprit et d’ouvrir son œil avec un objet photographique dans la main.
Pour aller plus loin, j’ai découvert la traduction du billet de Peter Bower, il propose des pistes curatives pour retrouver l’inspiration.
J’aime aussi la démarche de Ted Vieira expliquée sur sa vidéo.
Il utilise le mot « slowdown » : ralentissez, sortez de vos pensées, regardez autour de vous et même arrêtez-vous, asseyez-vous

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Prendre le temps, ralentir, et à force de ralentir, s’arrêter. Si le lieu est propice, avec un décor comme un mur métalique géométrique, une ouverture bizarre ou une particularité, ouvrez l’œil vous êtes sur un spot !

Le moment décisif débarque, c’est à ce moment là que l’on se mélange les pinceaux avec le Fuji x100f. Tous mes réglages pour être prêt !

Yasuhiro Ishimoto, photographe d’origine japonaise, a navigué entre deux cultures, celle du Japon et celle des États-Unis. Sa formation à l’Institute of Design de Chicago a favorisé une compréhension de la lumière, des formes et de l’espace, intégrant la notion japonaise de « Ma » dans sa vision artistique.

La photographie de rue est un art de l’instant, où chaque seconde compte. Fixer vos ISO photo, notamment à 400, peut sembler une contrainte, mais c’est en réalité une simplification qui libère votre créativité.

J’étais super content de mes premières Timberland pour mes chaussures de photographe.
Un peu moins pour les deuxième…

Pourquoi réutiliser un flash vintage manuel ? Oubliez les automatismes modernes et redécouvrez la formule du nombre guide. Avec un peu de pratique, vous serez armé pour des expériences créatives.

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille !
Comment protéger mon appareil ?
L’eau n’a jamais fait bon ménage avec l’électronique.
Des solutions existent et j’ai fait mon choix.

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J’aime beaucoup le graphisme de cette photo.
J’aime faire des photos de lignes dans la ville où j’habite, Bordeaux. Je les prends presque de manière inconsciente. Pour l’instant, en manque de mobilité et ceci jusqu’au premier mai prochain.
Electron libre sur les sites ou blogs. A bientôt. 🙂
Merci bien et bon courage jusqu’au retour de plus de mobilité .
Merci beaucoup 🙂 et à bientôt pour d’autres photos de notre ville vue sous d’autres angles. 🙂
il y a du graphisme dans tous les lieux mais il faut savoir regarder
Tout à fait, pour ma part je dois prendre il le temps de regarder.